Rêves d'un pêcheur
Quand le catholicisme flirte avec le bouddhisme Eau source de vie Hommage à Guy Pagé On se tient Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? La première pisciculture du Canada La chance, oui ou non ? Le chant des grillons et la température Le geai bleu pas peureux La pollution jusqu'où irons-nous Le Porc-épic Un printemps comme les autres On peut faire quelque chose pour changer la température Propos de dégénéré Sauvons nos ours Le viréo à tête bleue L'écrevisse à la chasse Les oies de la vie Les grenouilles de mon étang La reinette de ma fontaine Les étés de ma jeunesse L'attente du printemps Les champignons Les champignons
Dans nos excursions de pêche, il nous arrive souvent d'apercevoir des champignons sauvages poussant sur un tronc mort, directement sur les arbres encore vivant , par terre, solitaires ou en groupe. Certains ont des formes bizarres, d'autres sont colorés. Mais nous ne sommes pas tous des mycologues et la peur de nous empoisonner nous empêche d'en cueillir et de les savourer. Et pourtant, seuls 8 champignons sauvages sont poison mortel ici au Québec. Nous ne sommes pas obligés de faire un baccalauréat ou une maîtrise en mycologie pour retenir et identifier ces 8 champignons. Même quand je vivais à Montréal, je me régalais de coprins chevelus tous les automnes, ça pousse partout où il y a du gazon. C'est un champignon assez gros, tout blanc. Son chapeau est de forme cylindrique avec un bout arrondi, il est parsemé d'écailles tout le tour. Quand il est trop vieux, sa chair devient noire et se liquéfie. C'est tout simplement délicieux mais il ne faut pas en consommer avec de l'alcool, ce champignon aurait alors l'effet d'antabuse, médicament utilisé pour arrêter quelqu'un de boire, ça fait vomir la personne qui consomme de l'alcool. Un jour je me promenais et j'ai vu sur la souche d'un érable une talle de pleurotes. Tout le monde connaît la pleurote, on en vend dans les épiceries, à un prix fou. Et qui n'a pas vu un énorme champignon presque rond d'une grosseur variant à une orange à un melon d'eau ? Il s'agit de la vesse de loup. Quand sa chair est encore blanche, je la coupe en tranche de 1 cm d'épais que je trempe dans des oeufs et du lait et que je roule dans la panure. Frit dans du beurre, c'est un délice. Ici à St-Jean Baptiste, des bolets jaunes poussent naturellement autours de mes mélèzes. Les bolets sont faciles à reconnaître puisqu'au lieu de lamelles sous le chapeau, ce sont des tubes. Ces champîgnons font partie d'une très grande famille qui englobe les bolets et boletins et la cèpe tant recherchée par les chefs-cuisiniers. CHez les bolets, un seul est dangereux et c'est le bolet amer. Comme son nom l'indique, il a un goût amer et si on en cueille par mégarde, tout de suite notre sens du goûter nous avertira. Un bon livre avec la clé d'indentification des champignons peut nous être très utile lors de nos randonnées. Les Éditions Broquet en font un excellent avec photos couleurs. Et, juste pour être hors de tout danger, ne jamais manger un champignon qu'on n'aura pas identifié de façon certaine. J'ai commencé tôt dans la viingtaine à m'intéresser à ces champignons. Aujourd'hui mai 2011, je suis rendu à 62 ans. Je n'ai jamais été malade ou intoxiqué par un champignon que j'ai cueilli à part par la panéole, que j'avais cueilli volontairement dans le but de m'intoxiquer puisqu'il s'agit d'un champignon hallucinogène. Quand on est jeune on essaye tout. J'ai passé cet âge maintenant. Le goût des champignons sauvages est exquis. Qu'on parle de chanterelles, de bolets, de morilles, de russules, ils ont tous un goût différent et je vous jure que les pauvres champignons de Paris que nous avons l'habitude de manger sont sans saveur si on les compare aux sauvages. 19 janvier 2011, 6:51hres, Il ne reste que 3 mois mais que ce trimestre peut sembler long. Hier j'installais déjà mes moulinets sur mes cannes à moucher, changeais les bas de ligne, huilais mes moulinets et rêvais à mes futures excursions de pêche, à mes prochains cours et à l'équipement que je devrai changer cette année. En 1993 j'achetais mes premières bottes de pêche à gué, quel bon achat j'ai fait ce jours-là ! Ce sont des Orvis, vous l'aurez sans doute deviné. Mais maintenant, elles sont usées ces bottes, très usées. J'ai changé les semelles de feutre trois ou quatre fois au moins depuis. Mais là elles tombent en ruine. Elles ont des trous sur le dessus et les côtés, je dois les changer. Dans ces bottes j'ai pêché le fleuve (Île Ste-Hélène, Côte Ste-Catherine), les rivières Des-Milles-Îles (Fabreville), Des-Prairies (Montréal et Laval), Chateauguay (Huntingdon, Chateauguay, Ste-Martine), Jacques-Cartier (Pont Rouge, Val-Cartier, Shannon, Ste-Catherine-de-la-Jacques-Cartier, le parc), Great Chazy (USA), Chaudière (Scott Junction), Blanche (St-Didace), Maskinongé (St-Didace), Richelieu (St-Mathias, Chambly), Battenkill (USA), Yamaska (Granby), j'ai pêché des ruisseaux (partout où j'en ai vus), j'ai pêché des lacs sans nom bref, elles m'ont suivi partout. Sans elles, je me serais cassé la gueule plusieurs fois en glissant sur le limon des roches du lit des cours d'eau. Je regarde par la fenêtre du salon et tout ce que je vois c'est une immensité blanche et derrière, quelques lumières traversant les branches des arbres dénudés qui longent le ruisseau de l'Ours. Ces lumières proviennent des maisons et fermes du rang Nord. J'attends... j'attends. J'attends que les érables coulent, que les oiseaux reviennent, que les fleurs émergent du sol encore gelé, j'attends que les lacs défoncent, que la chaleur revienne caresser mon visage. Dernière fin de semaine d'avril, c'est l'ouverture de la pêche aux salmonidés. Puis mai arrivera avec l'ouverture de la pêche au brochet et doré puis, juin avec l'ouverture de l'achigan et du maskinongé. Pour l'ouverture des salmonidés, j'irai surement pêcher une truite ou deux aux Étangs Garant et un peu plus tard, vers la fin de la crue, j'irai sur la Jacques-Cartier. Pour ce qui est du brochet, la rivière Richelieu en regorge. Je ne pêche pas vraiment le doré, je trouve que c'est un poisson peu combatif mais j'adore sa chair. Lorsque j'en prends, c'est tout simplement par accidentt, en pêchant le brochet ou l'achigan. L'achigan, j'irai encore le prendre sur la Richelieu, non loin du pont de la 10 et plus tard, Kevin m'invitera surement à son lac Nick où la grande et la petite bouche se cotoient. Pour ce qui est du maskinongé, je le pêcherai dans la rivière Chateauguay, à la hauteur de Ste-Martine, en septembre ou octobre. Je me promets aussi d'amener Jonathan pêcher le lépisosté osseux sur la Chateauguay. 30 décembre 2003, Je me suis levé ce matin et il pleuvait. Cette pluie a réussi à faire fondre la neige qui recouvrait mon canot et je l'’ai vu, là à l’'envers et je me suis mis à rêver. Ça ne prend pas grand chose pour faire rêver un pêcheur n’est-ce pas ? Je me souviens du dimanche 2 avril 1988 quand Miche, Fédérico et moi étions aller pêcher sur la rivière Great Chazy dans l’'état de New York. Nous y allions toujours au début d'’avril car dans cet état, l'’ouverture officielle de la pêche à la truite et aux salmonidés se fait le premier avril alors qu'’ici au Québec, c’est la dernière fin de semaine du même mois. Ce matin là était magnifique, il faisait 15 et le ciel était sans nuage. Un parfum d'’érable remplissait l'’air, quelques cabanes à sucre bouillaient leur dernière récolte. Le long des rives des plaques de glace étaient suspendues à 30 centimètres du sol. La rivière était en crue et l’'eau transportait divers débris. Le sable en suspension rendait l’'eau un peu opaque. Nous avons pêché sans succès pendant une heure, essayant différents modèles de mouche artificielle. C’est alors que j’'attache une Dark Hendrickson noyée. Et là, c'’est la folie pure. Mes deux compagnons me voyant prendre truite après truite mettent aussi une Dark Hendrickson au bout de leur bas de ligne. Nous avons alors rapidement pris notre quota. Je me souviens aussi des parties de pêche qu'’on faisait à Ste-Martine au printemps. C.’est là que j'’ai initié Miche et son frère Roger à la pêche à la mouche. Avec de gros Badmington Muddler, c’est incroyable le nombre d’'achigans à petite bouche qu’'on pouvait prendre et gracier. Maintenant cet endroit est un sanctuaire de pêche et on ne peut plus y aller. Nous pratiquions la graciation mais ce n’'est pas tous les pêcheurs qui le faisaient. Ils ont bien fait de rendre cet endroit sanctuaire de dorés et d'’achigans. Je me souviens aussi des printemps de mon enfance où on pêchait devant le quai de ciment qui délimitait notre terrain. Les brochets, dorés, crapets, perchaudes, barbottes ne se comptaient pas. Toute la famille pêchait ; mes oncles, tantes, cousins, cousines, mes parents on était tous assis ou debout sur le quai et on pêchait toute la journée et même après le coucher du soleil pour prendre de la barbotte. L’an prochain à pareille date j’espère bien avoir ajouté d’extraordinaires souvenirs de pêche. Quand le catholicisme flirte avec le bouddhisme
Vous vous demandez certainement ce que la religion a à voir avec les articles sur la nature ? Poursuivez la lecture et vous comprendrez très rapidement. Notre chambre d'amis est située dans le coin Nord-Est de notre maison. Comme nous n'avons pas de visite tous les jours, bien souvent, les chats vont se coucher dans le lit qui est tout près d'une fenêtre faisant face à l'Est. Dehors tout le côté Est de la maison est bordé de sureaux. Il est bien entendu que ces sureaux attirent les oiseaux par leurs fruits. Depuis quelques jours, un magnifique cardinal vient à cette fenêtre plusieurs fois par jour se tenant carrément sur le rebord de celle-ci. Son plus fervent admirateur est notre chat Bouddha. Bon voici le lien avec le titre. Ce cardinal, perché sur le bord de la fenêtre donne des coups de becs dans la vitre pour attirer l'attention des chats couchés sur le lit. Les chats viennent fous donnant des coups de pattes dans la vitre, avec des mordillement dans le vide typiques aux chats en chasse. Le cardinal quant à lui, ne bouge pas de sa place. Il peut venir ainsi cinq à 6 fois par jour. S'il n'y a pas de chat sur le lit, il retourne dans le pommier, attend quelques minutes puis revient. Je ne sais pas si les oiseaux ont le sens du jeu mais je crois que ce cardinal l'a. Il sait très bien qu'il est en sécurité derrière la vitre, que les chats ne peuvent absolument pas lui toucher et je crois qu'il s'amuse comme un petit fou avec mes chats. Le cardinal est d'après moi l'un des plus beaux oiseaux retrouvés dans le Sud-Ouest du Québec. Son rouge écarlate, son gros bec rouge aussi, sa huppe et sa bavette noire font certainement de lui l'un des oiseaux les plus spectaculaires. Voici donc une photo que j'ai prise de lui à travers la vitre, ce qui explique le manque de netteté de la photo. Au premier plan on peut voir l'oreille gauche de Bouddha.
Eau source de vie
Chez moi il y a un étang. Il n’est ni très grand, ni très profond. Presque tout son pourtour est fleuri à un moment ou l’autre de l’été. Que ce soit des Iris, des Pivoines, des Astilbes, des Barbes de bouc ou des choux décoratifs ça donne de la couleur et ça met en valeur cet étang. Nous avons mis une gargouille sur un côté. Elle regarde l’eau et médite. D’un côté, il y a un mélèze suivi d’un bosquet d’érable argenté. C’est un vrai plaisir pour l’œil. Nous avons aussi deux fontaines dans l’étang qui projettent l’eau soit en grosse bulle ou en gerbe. Mais ce qui m’intéresse vraiment le plus c’est la vie qui bat en son sein, sur ses rives, dans son fond. Tout d’abord, il y a nos chiens. Les chaudes journées d’été, on peut en voir un ou deux qui se baignent. Inouk, le chef de meute, quant à lui, peut passer des heures à chasser les grenouilles. Les chiens boivent aussi son eau. Il y a aussi les oiseaux. À toute heure du jour on peut en voir prendre des bains, se désaltérer, chasser les insectes. J’ai remarqué, des Moineaux, des Pigeons, des Tourterelles tristes, des Étourneaux sansonnets, des Chardonnerets, des Carouges à épaulettes, des Quiscales, des Bécassines, des Sizerins, des Hirondelles, des Merles d’Amérique et des Orioles du Nord. Ce printemps on a même eu droit à un couple de Colverts qui est venu le visiter. Malheureusement ils ont décidé d’aller loger ailleurs probablement à cause de la circulation canine. Il y a les grenouilles et crapauds. Toute la nuit nous les entendons se chanter la pomme de la fenêtre de notre chambre à coucher. Après leurs amours, notre étang est plein de têtards qui à leur tour deviendront grenouilles. Et pour terminer il y a les insectes. Et là, ils sont présents par milliers. J’y ai vu des nymphes de libellules, de demoiselles, d’éphémères, de diptères. J’ai montré une nymphe à mon épouse, c’en était une de libellule. Elle était très grosse. Ça devait faire sa deuxième année qu’elle passait là. Il y a aussi des notonectes, des patineurs et des coléoptères. Et ça c’est dans l’eau. À sa surface, on voit souvent des éclosions de diptères. On voit aussi une libellule qui vient chasser. C’est une excellente chasseuse et elle est très jolie. Ses thorax et abdomen sont bleu pâle, ses ailes transparentes ont des motifs bruns qui se répètent de façon symétrique d’une aile à l’autre. Je l’ai vue pondre dans l’étang aussi. Qui sait, c’est peut-être la maman de cette nymphe dont je vous ai parlé plus haut ? Mais la vie la plus importante autour de notre étang, c’est la vie qui est en nous. Le soir on s’assied dans la balançoire et nos regards sont automatiquement portés vers l’étang et c’est à ce moment que prend naissance un calme, une sérénité. On laisse aller notre regard, on fixe sans regarder et c’est un moment très doux. C’est souvent à ce moment que naissent les projets, les idées, les solutions à nos problèmes. Ha oui ! J’oubliais ! Nous avons mis 24 poissons rouges et 3 Kois. Sur le lot, il en reste peut-être une douzaine en tout. Mais j’aime bien les observer derrière mes verres polarisant. Ils se tiennent généralement en banc. Ils se cachent des prédateurs naturels en se tenant là où l’eau tombe des fontaines. Quand je ferme les fontaines, je les vois manger dans les algues qui jonchent le fond de l’étang. Depuis qu’on les y a mis, ils ont triplé de poids. Mais là il y a un petit problème… Où va-t-on les mettre cet automne ? J’y penserai plus tard ce soir, assis dans la balançoire, les yeux rivés à la surface de notre étang…
On l’envie de vivre des expériences si extraordinaires, on l’admire. Des jaloux affirmaient qu’il ne savait pas pêcher, qu’il ne connaissait rien à la pêche, qu’il ne pêchait que dans les lacs poissonneux. Puis un jour, on finit par connaître l’homme. J’ai connu Guy alors qu’il animait une émission de radio. Je travaillais alors à la boutique Éric le moucheur. Il voulait quelqu’un qui parlerait de la pêche à la mouche… il m’a invité, j’ai accepté. Après la première émission, j’ai été envahi par le désir de recommencer l’expérience. J’ai pris mon courage à deux mains et j’ai écrit à Guy lui demandant de faire partie de l’émission, lui proposant des thèmes, des idées. Je ne connaissais rien à la radio, je ne connaissais rien au journalisme. Et c’est lui qui m’a donné ma chance, c’est lui qui a eu confiance en moi et qui me l’a donnée. Étant à la fin de mes études, mes revenus étaient très faibles. Il m’engageait à placer ses gréements de pêche, à peindre son appartement, à enseigner la musique à son fils. Il m’appelait pour que je lui explique le fonctionnement de tel ou tel logiciel. Il faisait tout cela pas vraiment parce qu’il avait besoin de moi, mais bien par grandeur d’âme, par bonté tout simplement. J’étais pauvre de biens mais jamais d’esprit ! Il m’a fait connaître des endroits, des gens, des expériences, que sans lui, je n’aurais jamais connus. Je l’ai aussi connu au moment où, terrassé par ses faiblesses cardiaques, anéanti par le cancer de son épouse Lorraine, miné par les premières expériences amoureuses de ses enfants, à l’âge de 70 ans, il avait besoin de se confier. Et il l’a fait avec moi. Tantôt il me demandait de parler à son plus vieux qui vivait une peine d’amour, tantôt il me parlait de ses inquiétudes quant aux fréquentations que son benjamin entretenait et surtout… surtout oui… de ses inquiétudes vis-à-vis la femme qu’il aimait. Il avait confiance en moi. Je ne sais pas pourquoi ni comment… mais il l’avait cette confiance. J’ai eu la chance de pêcher avec cet homme et pêcher avec quelqu’un c’est apprendre à le connaître en profondeur. Et le connaissant comme j’ai appris à le connaître, j’ai aimé cet homme… l’admiration que j’avais envers lui sans le connaître véritablement n’a jamais cessé de grandir. Un jour, je le suivais dans le bois dans les environs de Mont Laurier. Nous devions nous rendre à un lac. À 70 ans, Guy Pagé marchait à flanc de montagne avec un petit moteur hors-bord dans une main et le bidon d’essence de l’autre. Les techniques de la pêche ils les connaissaient toutes. Il prenait du poisson, il connaissait les habitudes des espèces recherchées, là où les trouver ces fameux poissons… bref c’était un pêcheur et un vrai de vrai. Guy a été tout au long de sa vie un homme sensible, un homme intelligent, un homme qui a su se tenir au courant des événements touchant les sports de plein air, il n’a jamais eu peur de donner ses opinions franches et souvent controversées. De tout son cœur, de toute son âme il n’a dit et promulgué que ce qui lui tenait à cœur. Guy a toujours été un homme franc, sincère, généreux et surtout sensible. Guy, je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi. Guy, au nom de tous les pêcheurs et chasseurs du Québec … MERCI… on vous aime et vous resterez présent dans notre mémoire collective et personnelle.
Je pêche à gué sur le fleuve. Je m'approche d'une petite île quand je vois six à huit sternes s'envoler. Elles crient et volent autour de moi. Je comprends que leurs nids doivent être à proximité. Je décide d'aller voir de plus près et c'est à ce moment que je vois ce qu'est la solidarité. Des îles et îlots qui m'entourent, s'élevent des dizaines voire des centaines de sternes qui viennent toutes dans ma direction. Elles tournoient au-dessus de ma tête et de temps en temps l'une d'entre elles plonge littéralement sur ma tête en émettant un cri à la fois rauque et strident. J'observe un nid quelques secondes.
Il y a trois ou quatre oeufs brun clair avec des taches brunes plus foncées, un peu plus petits que des oeufs de poule catégorie petit. Ces oeufs gisent dans un petit nid rond et très peu profond fait de paille et de joncs. Le tout sur le sol rocailleux d'un îlot. On aurait dit des oeufs dans une assiette. Les attaques se faisant de plus en plus pressantes je retourne en lieux sûrs. Les sternes me suivent et continuent à tourner au-dessus de ma tête sans toutefois m'attaquer. Petit à petit les oiseaux repartent sur leur île respective et tout revient dans l'ordre.
À la pêche il nous arrive fréquemment de voir des reptiles comme la couleuvre, se nourrissant de grenouilles et d'insectes. Les abords d'un lac ou d'une rivière deviennent pour la couleuvre le terrain de chasse par excellence. Mais un jour, j'ai été confronté avec un serpent d'eau que l'on retrouve dans la région de Hull. Ce sont de véritables serpents pouvant atteindre plus d'un mètre. Ils nagent aussi bien qu'ils rampent. Ils ne sont pas venimeux mais leur morsure est douloureuse. Ce qui est encore pire c'est que cette fois-là, je l'avais, au bout de ma canne. Mon streamer l'avait empalé au beau milieu du corps. J'avais senti une petite résistance et j'avais ferré. Au début je croyais que c'était un bout de branche mais quand j'ai senti que ça se tortillait, je me demandais bien si j'avais pris une anguille ou une couleuvre. Lorsque le serpent fut plus près, il ouvrit la bouche et il était prêt à se défendre. Ne sachant trop quoi faire, je coupai mon bas de ligne et le serpent s'enfuit. Un peu plus tard au cours de la journée j'ai retrouvé ma Mickey Finn sur le bord d'une roche, non loin d'où j'avais pris mon serpent.
C'était à la Pourvoirie des Cents Lacs Nord-Sud. Guy Pagé, Élie Fallu, Alvina Lajoie et moi avions pêché environ pendant une heure, un petit lac où il y avait plein d'ombles de fontaines, je ne me rappelle plus le nom du lac. Nous chargions notre matériel dans l'auto quand Alvina aperçut une couleuvre. Elle était brune avec des bandes plus claires de chaque côté. Je pris une truite et l'éviscérai. Je pris ensuite les entrailles de celle-ci et les lançai un peu en avant de la couleuvre. Celle-ci releva légèrement la tête et elle la balançait de gauche à droite pour localiser d'où provenait cette odeur. Elle s'avança prudemment et mangea devant nous. Elle avala tout, y compris la vessie natatoire de la truite. Cette vessie creva à l'intérieur de la couleuvre, ce qui la fit tourner de côté.
La première pisciculture du Canada Le Québec a donné naissance à la première pisciculture du Canada. En effet c'est dans la ville de Québec, au coin des rues St-Jean et Ste-Ursule, qu'en 1857, Richard Nettle surintendant des Pêcheries, met sur pied l' "Ovarium". Des oeufs de truites de la rivière Jacques Cartier furent fécondés. Les truites qui en sortirent furent ensemencées dans les étangs des jardins Mérici à Sillery. Quant aux oeufs de saumon qu'il récoltait dans la rivière aux Pommes, leur progéniture fut ensemencée dans la rivière St-Charles. Richard Nettle fut donc le premier en Amérique de Nord à élever des saumons en captivité.
C'est dans le livre intitulé "Chasse et pêche au Québec - Un siècle d'histoire" de Sylvain Gingras et publié par les ÉDITIONS RAPIDES BLANCS INC 1994. que j'ai trouvé ma documentation. Dans ce bouquin Sylvain Gingras nous raconte l'histoire des clubs de chasse et de pêche du Québec. L'auteur nous fait visiter les clubs un à un et nous dévoile l'histoire des rivières et lacs qui s'y trouvent. Agrémenté de 400 photos et de cartes anciennes et actuelles, M. Gingras nous raconte qui les a formés, qui en était membre et comment ces clubs se sont formés.. Chance ou non ?
Quand un pêcheur se fait dire qu'il a été chanceux il répond toujours qu'il ne l'est pas et que c'est grâce à ses connaissances et ses techniques qu'il réussit à prendre du poisson. Les pêcheurs ont sans aucun doute plusieurs qualités mais la modestie ne figure pas parmi celles-ci. Ce n'est jamais de la chance. Pourtant... Cela se passait dans la première semaine du mois d'août 1991. Mon père était à Labelle à la pêche au touladi. Il avait sa moucheuse. Primo, ce n'est pas la saison idéale pour le touladi ; secundo, cette semaine a été l'une des trois plus chaudes de la saison, tertio, on ne peut pas vraiment dire que mon père maîtrise bien ses techniques de pêche à la mouche. Sur le site même, tout le monde était d'accord, même les vieux pêcheurs de la place étaient unanimes, il ne prendrait rien. Il pêchait avec une soie à bout calant et avec une Magog Smelt. Il en a pris trois. Expliquez--moi ! La truite grise se tient en eau froide et profonde en plus d'être lucifuge. Elle ne prend la mouche que tôt au printemps dès que les lacs sont défoncés. C'est donc quoi l'idée de prendre de la grise au mois d'août à la mouche ? La seule explication logique, c'est la chance. Vous ais-je déjà parlé de la fois où mon copain Ballou et moi avons pêché l'arc-en-ciel ? Les résultats sont les suivants : lui : 0. Moi : 53. Ce n'est pas de la chance cela ??? Les grillons et la température
Pour connaître la température extérieure il suffit de compter le nombre de cris (sons que produit le grillon) par 15 secondes, diviser ce nombre par 2 et additionner 6. Le résultat sera la température en degrés Celcius.
Nombre de cris en 15 sec./2 + 6 = température en Celcius Le geai bleu pas peureux
J'étais attablé à l'ombre de la touffe de merisiers qui orne la cour. Nous mangions et bavardions quand soudain un geai bleu a plongé sur la table. Il a volé un bout de pain et est allé se percher sur la branche d'un bouleau à peu près à 20 mètres tout au plus. Je pris un bout de pain et m'approchai lentement de lui, la main tenant le bout de pain tendue devant lui. Arrivé à 1 mètre de lui, il était nerveux mais ne se sauvait pas. Il prit le pain de ma main et le mangea devant moi. Je retournai à la table et pris un bout de fromage et un raisin. Je répétai le manège et il fit de même. J'ai bien tenté de le caresser mais de son bec pointu il faisait comprendre à ma main qu'elle devait s'éloigner. De la branche où il perchait, il s'est dirigé vers la petite remise à côté de la maison. Je retournai à la table, pris un autre morceau de pain et me dirigeai vers le bouleau. Je l'appelai de la façon dont on appelle un chat, il revint aussitôt se percher sur la même branche en face de moi. Il repartit et il semble qu'il ne soit jamais revenu. C'était la première fois que j'en observais un de si près. La pollution jusqu'où irons-nous Dans le cadre de l'émission DÉCOUVERTE présentée par la chaîne de télévision de Radio Canada, on présentait un reportage sur la transformation dans le sexe de nos poissons. Une étude menée en Angleterre a clairement démontré que des truites arcs-en-ciel ayant été encagées là où se déversent les égouts, se transformaient en poissons hermaphrodites, c'est-à-dire qui possèdent les deux sexes. On a tout d'abord émis l'hypothèse que des compagnies fabriquant des pilules anti-contraceptives rejetaient de l'oestrogène dans leurs égouts. On en est même venu à supposer que les femmes utilisant ces pilules rejettent de l'oestrogène dans leur urine. Dans cette étude, on a constaté que tous les poissons mâles devenaient hermaphrodites. On a aussi constaté que ce n'était pas de l'oestrogène qui était déversé dans les égouts mais bien des PBC et deux autres polluants dont la molécule se rapproche de près à celle de l'oestrogène, soit les DDT et les fongicides. Sans vouloir blesser qui que ce soit, je voudrais ici ouvrir une parenthèse. Ces mêmes produits sont utilisés pour les terrains de golf. Il ne faut pas qu'il y ait d'insectes sur le vert, pas de champignons non plus, ni de trèfle, encore moins de pissenlit. Et pourquoi ? Pour la performance. Les hommes battent de plus en plus de records grâce à des technologies nouvelles. On vise la perfection. Si c'est un green c'est un green, et si un champignon se trouvait entre moi et la coupe je perdrais sûrement un coup. Comprenez-moi bien, je n'ai absolument rien contre le golf ou les golfeurs. C'est comme cela que l'homme est fait mais sommes-nous si bien faits ? Je ferme la parenthèse. Dans nos grands lacs, ici au Canada, les spécialistes prétendent qu'ils n'ont toujours pas eu de preuve de poisson hermaphrodite. J'ai des petites nouvelles pour eux puisque j'en ai pris... Par contre on remarque que les organes reproducteurs des mâles sont atrophiés, n'ayant plus que la moitié du volume d'un poisson en santé. Dans le même ordre d'idée, chez les humains, on constate une diminution de 50% de spermatozoïdes chez les mâles que ceux de 1950. Je crois qu'il y a ici matière à réflexion. Là où la densité de contaminants est la plus élevée, l'Arctique, on empêche même les mères d'allaiter leurs enfants, leur lait étant contaminé. En Floride, les oeufs d'alligator n'éclosent que dans une proportion de 50 %. Et parmi ces oeufs qui éclosent, seulement 60 % des bébés survivent. Nous finirons par nous autodétruire... Les maires de Verdun et Ville Lasalle cherchent une solution écologique pour se débarrasser des phryganes, les vacanciers ne veulent plus de moustiques et de mouches noires... Le Porc-épic Aujourd'hui j'ai fait une promenade dans la montagne derrière la maison de mes amis à St- Côme. Je suis parti seul après le petit déjeuner pris en famille. Je marchais lentement humant la senteur des feuilles mortes desséchées ou la senteur caractéristique des champignons croissant sur les bûches humides pourrissant là. Au loin un geai bleu poussait des cris semblables à ceux d'un chaton. Un écureuil des pins avertissait tout l'entourage de ma présence sur leur territoire. Encore plus loin, je suis certain d'avoir entendu une volée d'oies ou d'outardes. Tout près de moi s'enfuyait une gélinotte huppée dans un grand fracas, je sursaute à toutes les fois. Une colonie de pleurotes étalés couvrait la totalité de la face nord d'une souche comme si c'était le vent qui aurait transporté de la neige. Les vesses-de-loup poussaient en petits îlots. Ils étaient gonflés et encore comestibles. Sous les feuilles mortes on pouvait trouver grenouilles et salamandres qui s'étaient trouvé des quartiers d'hiver. Les feuilles tombaient des arbres une à une. Des milliers de couleurs décoraient la forêt mixte. Soudain j'entendis quelque chose qui grimpait à un arbre. Par le bruit, j'étais certain qu'il ne s'agissait ni d'un écureuil, ni d'un tamia rayé et ni d'un oiseau grimpeur, c'était beaucoup plus lourd que ça. Je regardai dans la direction d'où venaient ces bruits et ne vis qu'une masse sombre grimper à un arbre. J'ai tout d'abord pensé qu'il s'agissait d'un raton laveur. Je me suis donc approché de l'arbre. Tout en haut de celui-ci je ne pouvais distinguer qu'une grosse masse de poils noirs. Ma première impression me fit avoir un peu peur car j'étais certain que c'était un ourson. J'avais peur que si c'était bien un ours, sa mère ne dût pas être très loin. Je me suis donc reculé d'une trentaine de mètres et j'écoutais attentivement si des pas lourds ne se dirigeraient pas dans ma direction. Après quelques minutes d'attente rien ne se passait. Je me rapprochai donc de l'arbre pour essayer d'identifier l'animal en question. D'en bas, les branches et les feuilles me bloquaient la vue. Je décidai donc d'escalader le flanc de la montagne. Rendu à mi-chemin, j'aperçus enfin l'animal et pus l'identifier. Il s'agissait d'un porc-épic. Visiblement ma présence le dérangeait. Il restait blotti contre l'arbre, immobile comme une statue et me regardait droit dans les yeux. Ses poils étaient tous noirs sauf près du derrière ou la pointe de ses poils tirait vers le roux. Au loin j'entendais les enfants qui m'appelaient. Le porc-épic entendit aussi ces cris car il bougea enfin dirigeant son regard vers la provenance des appels. Toute la famille venait vers moi. Quand ils sont arrivés en face de moi, je leur criai de monter me rejoindre. Devant tant de monde, le porc-épic était visiblement très nerveux. Il tournait sur lui-même cherchant un endroit où il pourrait s'enfuir. Mais là où il était, il n'avait d'autre choix que de rester sur place. Un des enfants me demanda : Qu'est-ce qui arriverait si on lui lançait une roche ? Très déçu je lui répondis : Qu'est-ce qui arriverait si je t'en lançais une ? L'enfant ne savait quoi répondre. Je lui expliquai que cet animal était inoffensif, et qu'il ne nous avait rien fait. Mon ami Serge qui vient de France était quelque peu nerveux. Il me demanda s'il était vrai que les porcs-épics pouvaient lancer leurs dards et à quelle distance. Je lui expliquai que ce n'était que des histoires et cela le rassura. Après l'avoir observé quelques minutes nous reprîmes notre chemin. Les porcs-épics sont des rongeurs portant de longs poils raides et pointus. Ils se servent de ces poils comme moyen de défense. Ces poils sont articulés par un muscle érectile qui permet au porc-épic de les dresser en cas de danger. Il mesure environ 58 cm ou 23 pouces et pèse environ 18 kg ou 40 lb. Il mange de l'écorce, des brindilles et des feuilles. Les Indiennes Assiniboines fabriquaient des décorations avec les poils (pics). On se servait aussi de ces poils pour fabriquer des paniers ou des plats d'osier. On se servait aussi des poils de porc-épic pour faire des colliers. Les mocassins étaient aussi décorés de poils de porc-épic brodés. Sur le chemin du retour une perdrix nous fit son jeu du grand blessé, courant en cercles avec une aile à demi déployée comme si elle était blessée. Nous avons en cours de route cueilli quelques champignons, du thé des bois et quelques belles feuilles mortes. Serge a pour sa part choisi quelques chênes, les a déracinés et retransplantés dans son terrain. C'était une journée magnifique, il faisait 22 degrés Celcius et le soleil plombait comme au mois de juillet. Un printemps comme tous les autres Lundi, 9 mai 1988 Depuis quelques jours, on peut vraiment sentir que c'est le printemps. Le mois d'avril a été très froid et il pleuvait ou bien faisait sombre à tous les jours. Hier, c'était la fête des mères et pour l'occasion, mes parents et moi sommes allés visiter tante Laurette à St-Roch sur le Richelieu. Au bout de la rue où habite ma tante, il y a un sous-bois et accompagné de mon frère, je m'y suis rendu. Les trilles blancs étaient en fleur et le Verâtre vert commençait à pointer. Les rouges-gorges (merles d'Amérique) chassaient dans toutes les pelouses. De chaque côté de la route menant aux sous-bois, il y a un fossé. Il y avait de la vie partout dans ces fossés. Des représentants de la famille des hémiptères nageaient partout dans l'eau stagnante. Les larves de diptères se tortillaient sans cesse remontant dans le ménisque afin d'aller respirer. Des nymphes d'éphémères montaient sur les feuilles mortes flottant à la surface. Leur carapace se fendillait et s'ouvrait enfin à la hauteur du sac alaire et en quelques minutes, le sub-imago sortait et se laissait ensuite sécher les ailes quelques minutes avant de prendre son envol. De gros patineurs (1 cm) sautaient sur les sub-imagos et les tuaient. Un peu plus loin une phrygane se promenait traînant avec elle son étui. Elle avait dû se servir de graines pour confectionner cet étui, car de jeunes pousses vert tendre commençaient à pointer. À d'autres endroits des colonies de têtards se chauffaient au soleil. Bref, c'est vraiment le printemps comme nous l'aimons. On peut faire quelque chose pour changer la température On a eu un mois de mai qui ressemblait à un mois de juillet et le début de juin ressemble à un début octobre. On a eu des inondations, du verglas. Des sécheresses partout, il est interdit de faire des feux dans les forêts. On dit que c'est à cause d'El Niño. D'années en années on se rend compte que les saisons ne sont plus les mêmes qu'elles étaient. L'hiver dernier la température n'est pas souvent descendue plus bas que -15 -20 degrés C. Il a neigé en France et toute une tempête... Il est vrai qu'on ne peut contrôler la pluie ou le beau temps mais ce qu'on peut faire c'est de donner une chance à notre planète. L'effet de serre se fait ressentir, la couche d'ozone ne nous protège plus des rayons U.V., résultats, cancers de peau. Les pluies acides détruisent toute sorte de vie animale et végétale même dans nos lacs cachés des Laurentides. Et nous ne faisons rien ! Il y a 5 ans des scientifiques ont averti les têtes dirigeantes des pays industrialisés que s'ils n'arrêtaient pas tout de suite à polluer la terre, il n'y aura plus rien à faire car ça aura un effet de non-retour. Ont-ils arrêté ? Mais NOUS sommes les témoins de tout ceci, NOUS sommes les électeurs qui mettons les hommes politiques au pouvoir. C'est NOUS qui avons le dernier mot. NOUS nous taisons, NOUS ne voyons rien, NOUS n'entendons rien, NOUS ne sentons rien. Une nouvelle industrie ouvre ses portes et crée ainsi 75 nouveaux emplois au Canada, au Québec, en région. Bravo Canada, Bravo Québec, Bravo municipalité. Elle bourdonne 24 heures sur 24, elle ennuage le ciel d'une fumée dense, noire et malodorante, ses eaux usées sont rejetées dans la rivière avoisinante, elle est belle notre usine. NOUS ne voyons rien, NOUS n'entendons rien, NOUS ne sentons rien, NOUS nous taisons. NOUS ne sommes pas responsables et de toute façon que pouvons-nous faire ? Si vous êtes en désaccord avec les agissements de celles et de ceux que vous avez portés au pouvoir, faites-le savoir, renseignez-vous sur les organismes susceptibles de s'allier à votre cause. Entre voisins, parlez-en, réunissez-vous, prenez position. Mettons de côté le fédéralisme, le séparatisme et la langue, tentons plutôt de penser planète. En la polluant, nous la détruisons. Le climat change partout sur la terre, n'est-ce pas là un signe ? Qu'arrivera-t-il dans 50 ans ?. Aux plus jeunes je m'excuse platement, de ne pas leur remettre la terre telle qu'elle était quand je suis né. Je pourrais évoquer le manque de connaissance, le manque d'éducation, le manque de temps, le manque d'argent, mais malheureusement c'est le manque de cran. Propos de dégénéré Je crois qu'il existe des gens qui se prétendant défenseurs de la nature, et qui contribuent à la détruire consciemment ou non. Dernièrement j'ai rencontré quelqu'un qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête. J'avais déjà eu l'occasion de discuter avec cet individu. Il possède une cabane sur le bord du lac Bouchette, dans la région du lac St-Jean. Ses activités préférées sont la trappe, la chasse et la pêche. Il semble connaître tous les secrets et un bon nombre de techniques dans chacune de ces trois disciplines. J'aime toujours entendre parler de nature et je trouvais les propos de cet homme des bois moderne, fort intéressants. Toujours en est-il que ma dernière rencontre avec lui m'a électrisé. Il me faisait découvrir son territoire avec une carte à l'échelle 1/50,000. Ici dans ce petit ruisseau, il avait repéré neuf barrages de castors sur un parcours de cinq kilomètres. Là dans ce marécage, sa chasse au chevreuil. Dans ce lac, à l'embouchure du ruisseau, des truites grosses comme ça. Sa cabane est là juste sur la rive occidentale du lac, au fond d'une baie. Sur une autre carte à échelle 1/250,000 il me montrait son territoire et ce qui l'entourait. Me faisant observer l'immensité de ce territoire sauvage il me dit : - "Ce n'est pas une canette de bière vide dans le fond d'un de ces lacs qui va polluer tout ça !" Ces mots me firent quelque peu sursauter. Il me montra sur cette carte le territoire qu'une compagnie forestière allait exploiter en y pratiquant une coupe sélective. - "Ce n'est pas vraiment une coupe sélective puisque la forêt est mature et que tous les arbres sont gros comme des barils d'huile. Quand c'est terminé, il n'y reste que quelques arbustes". Je lui disais que je trouvais dommage que le gouvernement tolère ce genre d'exploitation. -" Ils doivent laisser une bande de X pieds autour des cours d'eau." L'été dernier un scandale a éclaté dans une pourvoirie lorsque cette lisière autour des cours d'eau s'est avérée inutile. Les arbres d'une forêt se protègent entre eux contre les intempéries. Soudainement exposée aux vents, cette bande a été rasée par ceux-ci. Les rayons du soleil n'étant plus filtrés par les feuilles de ces arbres, réchauffèrent la température des cours d'eau diminuant ainsi sa teneur en oxygène. Les écorces, le bran de scie, les feuilles et aiguilles, les brindilles et tous les déchets de cette coupe se sont ramassés dans ces cours d'eau empoisonnant ainsi des milliers d'ombles de fontaine. -"Ce n'est pas grave, ça va se régénérer. Depuis des millions d'année la terre se régénère." C'est vrai mais, ce n'est que depuis le début du siècle que notre air est pollué par les industries et les automobiles chargeant les nuages de pluies acides, que notre eau est empoisonnée par cette même pluie qui vient s'ajouter aux déchets toxiques domestiques et industriels. Notre couche d'ozone s'amincit dangereusement et les rayons ultraviolets menacent notre corps. L'effet de serre commence à se faire ressentir et voilà quelques étés. Le niveau des cours d'eau a baissé de façon drastique. Les amateurs de voile, de pêche et d'autres sports nautiques peuvent tous témoigner de cette quasi-sécheresse. Comment peut-on encore penser comme ça ? "Depuis des millions d'années la terre se régénère". Si on continue à exploiter (détruire) la forêt amazonienne d'où nous viendra notre oxygène ? Sauvons nos ours Nous avons tous entendu parler des commerces illégaux de cornes de rhinocéros, de défenses d'éléphant ou de morse. Ces animaux étant en voie de disparition, les gouvernements de l'Afrique ou d'ailleurs ont mis sur pied des lois et des programmes visant la protection de ces animaux. Il est bien entendu que ces programmes ne protègent pas toutes ces bêtes contre les braconniers mais il faut dire qu'il y a nette amélioration. Bon tout ceci se passe dans d'autres pays, voire sur d'autres continents. Nous sommes au courant de ces pratiques mais puisque tout cela se passe ailleurs, nous sommes plus ou moins touchés par ces événements. Un matin voici que j'apprends qu'un commerce illégal de vésicules biliaires et de pattes d'ours a lieu ici même au Québec et même partout à travers le Canada et les États-Unis. On tue l'ours, on lui enlève sa vésicule biliaire et ses pattes et on laisse le cadavre de l'animal à pourrir. Qu'attendent les gouvernements pour agir ? Attendons-nous que l'ours devienne une espèce en voie de disparition ? Qu'attendons-nous pour informer les Asiatiques, principaux clients de ce commerce, que d'autres substances synthétiques ont le même effet et même un effet plus actif que ces produits naturels. Je suis conscient que le verbe attendre est très souvent répété dans ce paragraphe mais il me semble que le verbe agir devrait le remplacer. J'encourage les associations de chasseurs et pêcheurs à faire des pressions afin que ce fléau soit effacé de la carte américaine. J'encourage les autres journalistes à faire part de leurs commentaires. Les particuliers peuvent aussi se joindre à cet effort en faisant parvenir une lettre d'indignation au ministère de l'environnement, de la chasse et de la pêche. Il faut agir et vite car plus de 22,000 ours sont tués à ces fins et ce chiffre est très conservateur puisqu'il ne s'agit que des ours déclarés. On peut facilement imaginer que ce nombre serait facilement doublé si on ajoute les tueries non compilées. Les étés de ma jeunesse Fabreville, jullet 1958
Tous mes étés, c'est ici que je les passe : Fabreville, qu'on appelle encore Ste-Rose Ouest. Il y a plein de plages le long de la rivière Des-Milles-Îles. Quand je suis sur la rive, à la fin de la 4ième avenue, à ma gauche je vois la plage Laval et à ma droite la plage Idéale. J'habite la première maison sur le bord de l'eau et j'en suis très heureux. Notre terrain me paraît immense, il fait 150' X 100'. Sur la rive, on a un quai de ciment de 5' de haut érigé. Il fait toute la partie face à la rivière et se dirige de niveau des deux côtés . Il s'arrête devant l'entrée de la maison. Plus loin, sur la façade jusqu'au bout du terrain, une haie de rosiers à fleurs doubles qui dégagent un de ces parfums ! Et au bout, un énorme saule pleureur. Puis, c'est l'endroit pour stationner la voiture. Tous les propriétaires de l'avenue, du boulevard Ste-Rose à la rivière se cotisaient et tous les ans, on faisait venir du sable et on l'étendait. À la fin de l'été, au mois d'août, nous pouvons voir une petite île qu'on appelait l'île aux Oeufs, qui émerge à l'eau basse. Elle est formée du sable de notre plage qui se fait transporter là, par la crue des eaux au printemps. Nous avons donc notre plage privée en quelque sorte. Sur cette même plage, tout près du coin du quai de ciment, coule une source. Son eau est glaciale et nous nous y abreuvons volontiers. Parfois, on prend du sable et on fait une sorte de mur d'environ 4" de haut 6' de long et 6' de large. L'eau s'y accumule et on garde dans ce petit bassin, les prises de la journée. Il faut souvent refaire les murs de ce bassin improvisé mais nous passons une demie-journée à ce labeur, et nous passons à autre chose. Un des murs finit par se détruire, l'eau et les poissons s'ent vont à la rivière. En d'autre temps, nous nous lançons carrément dans le bassin pour ensuite se lancer dans l'eau de la rivière. Quand je dis nous, je parle d'Yvette Tardif et de moi. Yvette est ma complice dans toutes les activités de mon été. Ensemble, nous pêchons, prenons des petits poissons au filet, chassons la grenouille, l'écrevisse, la couleuvre, jouons à la cachette ou à "Branch et Branch", explorons le petit bois qu'il y a entre la 4ìeme et la 6 ième avenue, démolissons des nids de guêpes, cherchons des vers dans le tas de feuilles derrière son terrain, sous les pierres plates qui forment le petit sentier de la rue à sa maison. Ensemble, les jours de pluie, nous allons au cinéma Garden voir les films de Tarzan ou de Elvis Presley. Le premier de nous deux qui se lève, sort dehors et lance le cri de Tarzan " HAAAAAAAAAOUA-OUA-OUA". Ça veut dire rejoins-moi je suis prêt pour la journée. La plupart du temps nous le passons dans la rivière. Tôt le matin, son eau n'ayant pas été troublée par le passage des embarcations et par les baignades, est très limpides. Souvent on met nos palmes, notre masque et notre snorkel et on regarde la vie qui se déroule devant nous. On passe au dessus d'un banc de petites perchaudes, on approche les crapets soleil de très près et parfois on arrive face à face à un brochet qui reste là immobile, dans l'attente d'une proie. Là où on est la rivière est assez large, je dirais 1½ km. Le courant n'est pas fort et c'est très sécuritaire, d'autant plus qu'on peut marcher très loin au large et n'avoir de l'eau qu'aux épaules. Nous pêchons à environ 300' de la rive, dans une chaloupe et on prend perchaudes, crapets, barbottes, laquaiches, anguilles, achigans, dorés et brochets. C'est très poissonneux. La plupart du temps, nous pêchons au ver mais parfois on prend une grenouille, une écrevisse, une sangsue ou même des petits poissons que nous prenons au filet. Nous découvrons de bizarres d'insectes dans l'eau : des bibittes à roches, plus tard j'apprendrai que ce sont des phryganes qui se font un étui de petites pierres et de grains de sable, des araignées d'eau, qui sont en réalité des nymphes de libellules, des plongeuses... des notonectes etc... Des jours, on s'amuse à cueillir des "clams", on les ouvre, on fait des cendriers avec les coquilles, on pêche avec l'intérieur. Au début de l'été on prend des centaines de petites barbottes. Elles se regroupent dans un espèce de nuage noir qui se promène dans l'eau. Mais il y a aussi la petite cabane. La petite cabane a été contruite sur pilotis par le père de Yvette. Dans cette cabane éclairée et tout le kit, on fait nos expériences. C'est là que nous disséquons grenouilles, poissons et couleuvres. C'est là aussi qu'on joue les jours de pluie où nous n'allons pas au cinéma. St-Jean Batiste, 16 mars 2010, Le Viréo à tête bleue Ce matin en me rendant à mon travail, j'ai aperçu un petit oiseau verdâtre. Il se tenait debout sur le trottoir, les deux yeux à demi fermés, ne bougeant pas du tout. Je me suis approché de lui et je lui ai mis l'index sous son ventre. Il s'est alors perché sur mon doigt. Je l'ai observé un moment et je l'ai placé dans les branches d'un arbuste planté sur le boulevard De Maisonneuve juste devant la Place Dupuis. Il était à peu près 6 : 30 heures du matin, la circulation sur le boulevard De Maisonneuve n'est pas très dense à cette heure de la journée. J'ai donc laissé l'animal à ses chants et me suis affairé à ma musique. Vers 7:30 heures, je suis retourné sur les lieux, question de voir si le volatile se portait bien. J'ai regardé dans l'arbuste, il n'y était plus. J'ai regardé, par terre, le long de la chaîne du trottoir et même dans la rue, je ne le trouvais nulle part. Je suis donc retourné à mon boulot. À 9 : 30 heures, en sortant sur le boulevard De Maisonneuve, c'est en regardant par terre, que je le vis de nouveau. Quelqu'un l'avait sûrement aperçu et avait tenté de le sauver en le déposant sur une tranche de pain, dans une entrée désaffectée de restaurant. Je ne connais pas grand chose en ornithologie, mais d'après la forme de son bec, il s'agissait d'un oiseau insectivore. J'ai donc saisi notre ami blessé de la même manière que la première fois, et je l'ai ramené chez moi. Il est assez rare de pouvoir observer un oiseau sauvage d'aussi près et durant une aussi longue période. À l'aide de mes livres, j'ai constaté qu'il s'agissait d'un Viréo à tête bleue. Sa tête d'un gris-ardoise était décorée par des bandes blanches autour des yeux Son ventre était blanc et le plumage de son corps était vert-olive pâle. Sur ses ailes, il y avait deux bandes jaune-blanchâtre. Son bec était noir et recourbé un peu vers le bas à sa pointe. Je l'ai manipulé assez longtemps. Étant guitariste classique, j'ai de grands ongles à la main droite. Je me servais d'un de mes ongles pour puiser de l'eau dans une soucoupe et ce même ongle servait ensuite d'abreuvoir à ce Viréo. Je lui ai servi un petit ver de terre, mais ça ne semblait pas trop l'intéresser. Ne sachant pas trop quoi en faire, je me suis renseigné auprès du Centre de Conservation de la Faune Ailée. On m'a conseillé de l'installer dans le cèdre qui pousse dans ma cour. C'est ce que j'ai fait. Après une heure ou deux, l'oiseau avait disparu. S'est-il envolé, les chats l'ont-ils mangé ? Je n'en sais rien ! Mais ce fut quand même un bon moment à passer en sa compagnie. Voici son chant L'écrevisse à la chasse. Je me reposais, assis sur une grosse pierre qui émergeait. Là où je me trouvais, le courant de la rivière était ralenti par une pointe de roches. La profondeur se situait autour de 20 cm et l'eau était limpide. Je scrutais le lit de ce cours d'eau à la recherche de nymphes d'éphémères, de phryganes ou d'odonates. C'est à ce moment que j'aperçus une écrevisse. Elle se tenait là, immobile comme une statue, les deux pinces grandes ouvertes lui montant de chaque côté de la tête. Après quelques minutes d'observation je compris son petit jeu, elle chassait. Ainsi placée, les petits poissons ne détectaient point sa présence. Lorsque le banc passait au-dessus d'elle, l'écrevisse attendait patiemment qu'un petit poisson passe entre les mâchoires d'une de ses pinces pour les refermer sur sa proie. Aussitôt après la capture, notre ami le crustacé courait se blottir sous le caillou traînant avec lui sa victime encore vivante qui frétillait en vain. Après quelques minutes pendant lesquelles l'écrevisse avait dû festoyer ou encore cacher sa victime, elle sortait de sa cachette et allait se reposer au même endroit, répétant les mêmes gestes. Je l'ai vue ainsi attraper au moins cinq petits poissons qu'elle a transportés sous son caillou. Elle a dû répéter le même manège durant toute la journée mais je suis retourné pêcher laissant ce petit homard d'eau douce récolter sa pitance.
Les oies de la vie.
Depuis plusieurs années, ma femme me dit qu'elle aimerait avoir des oies. En allant visiter mon ami David des étangs Garand, voir la rubrique j'ai visité à gauche et choisir : les étangs Garand, le propriétaire David me fait part de ses intentions de vouloir donner ses trois oies. Je profite donc de l'occasion pour me les approprier. Malheureusement je ne connais rien aux oies et je m'empresse donc d'aller chercher de la documentation sur Internet.
Les oies sont utilisées depuis l'antiquité et on croit que ce sont les égyptiens qui les ont apprivoisées. Il paraît qu'elles ont sauvé Rome par leurs cris, avisant ainsi que la ville serait attaquée. On dit aussi qu'elles ont une excellente mémoire. Il paraît qu'elles peuvent très bien débarrasser un jardin de ses mauvaises herbes. Partout on parle de ses qualités gastronomiques tant pour sa chair que pour son foie gras. Mais... il n'en est pas question ici ! Ce seront des animaux de compagnie, au même titre que mes chats et ma chienne. Revenons donc à nos moutons... euh à nos oies. J'arrive donc chez David à l'heure prévue et nous capturons les oies pour les mettre à bord de mon automobile. N'ayant ni cages, ni quoi que ce soit, je les fais monter sur la banquette arrière et je les ramène à la maison. Horreur ! Ça chie une oie, et trois ça chie trois fois plus ! Je devrai nettoyer la banquette arrière ! Arrivés à la maison, je les dirige vers mon étang. Elles sont folles de joie mais se demandent où elles sont.. du moins j'imagine. Première question : De quoi vais-je les nourrir ? David m'a dit qu'elles se nourrissaient d'un petite poignée de moulée par jour et qu'elles passaient leur temps à manger de l'herbe. Je leur donne des graines d'oiseaux vendues dans les animaleries. Par contre, j'ai lu que les égyptiens s'en servaient pour éliminer leurs détritus. Je leur donne donc des restants de table... sans viandes bien entendu. Elles en raffolent ! Mais ce qu'elles préfèrent entre tout c'est le pain. Deuxième question : Dans quoi vais-je les abriter ? Encore une fois j'ai fait des recherches sur Internet pour trouver des plans d'abris pour les oies. David m'a bien dit qu'elles supportent très bien le froid de l'hiver mais ma femme veut une espèce de cabane chauffée, isolée. Je devrai donc en construire une... et moi qui est nul en travaux manuels. Tranquillement, elles commencent à nous reconnaître. Elles ne s'approchent pas encore de nous mais ne se sauvent pas. Ma chienne Philomène les ignore complètement quand elle sort. Finalement, je les aime bien mes oies et en voici une photo. Nous avons gardé ces oies pendant trois jours. J'avais fabriqué un abri temporaire. Finalement nous nous sommes rendus compte que ces palmipèdes salissaient beaucoup plus qu'on ne le pensait. Le patio était plein d'excréments après deux jours. Je les ai donc données à un voisin qui garde des poules et des oies. C'est mieux ainsi... les oies sont en bonne compagnie et notre patio est propre. Je les vois quand je passe devant le terrain du monsieur en question, elles semblent heureuses. Tout est bien qui finit bien.
La reinette de ma fontaine
Sur le mur extérieur de ma maison et qui fait face à la cour arrière, j'ai installé une petite fontaine. Pendant plusieurs années, je la remplissais d'eau et elle coulait durant le jour. Le clapotis de l'eau était très bien sauf que, ma femme trouvait que ça lui donnait une envie d'uriner trop souvent. Alors cette année, j'ai décidé de vider l'eau, d'enlever le moteur et de m'en servir comme bac à fleurs. Quelle ne fut pas ma surprise lorsque je l'ai vidée, de voir apparaître une petite reinette qui était cachée entre le mur et la fontaine. Je suis âgé de 61 ans et c'était la première fois de ma vie que j'en voyais une devant moi. Pourtant, durant ma vie, on peut dire que j'ai été dans la nature sauvage très souvent. Ele mesurait environ 2 pouces (5 cm) et était d'un vert très tendre. Je l'ai donc prise et l'ai mise dans le gazon tout près de mon étang. Mais avant, je l'ai placée sur le bord d'une fontaine sur pied que nous avons sur notre patio afin de la prendre en photo. Voici donc les photos de la fontaine et de la reinette. Les grenouilles de mon étang Dans mon petit étang, j'ai des grenouilles. La grenouille verte (Rana clamitans) et la grenouille léopard (Rava pipiens) semblent s'y plaire. Bien entendu il y a des crapauds qui viennent y pondre leurs oeufs. L'automne dernier, je capture deux têtards que je mets dans mon aquarium avec mes Guppies et mes Tétras Congo. Les têtards mangent la même nourriture que les poissons. Après quelques semaines, on voit les petites pattes de derrière se former mais leur bouche reste de la même forme. Ils continuent à se changer en grenouille petit à petit. Puis viennent les pattes de devant et les grenouilles pas tout à fait à leur stage final, cherchent maintenant un objet qui émerge de l'eau. Quand les pattes de devant sont bien formées et fonctionelles, leur bouche telle que nous la connaissons est bien formée et leur queue se résorbe. C'est à ce stage que j'ai décidé de les changer d'aquarium.
Les deux têtards que j'ai capturés et devenus grenouilles vertes, vivent maintenant dans un aquarium de 5 gallons. Pour les nourrir, je leur donne des crickets que j'achète à l'animalerie. Mon idée est de les nourrir ainsi tout l'hiver et de les remettre dans l'étang au printemps, quand la température sera propice. Après quelques jours, je me rends compte que les crickets me donnent plus de fil à retordre que mes deux amphibiens. Quand ça meurt ça dégage une très forte odeur désagréable. Alors je me dis que je vais les donner à l'animalerie. Je les offre donc et malheureusement, ils ne peuvent les prendre car ces grenouilles sont sauvages et protégées et leur vente est interdite. Je communique alors avec le Centre de la Nature du Mont St-Hilaire et on me dit qu'ils n'ont pas d'aménagement pour les accepter. Je contacte alors le Zoo Ecomuseum et voilà ce qu'on m'a appris. Tout d'abord, ils ne pouvaient pas accepter mes grenouilles vertes parce que les têtards avaient été en contact avec des poissons tropicaux et que le grenouilles étaient maintenant porteuses d'un virus causé par un champignon. Ces grenouilles infecteraient les autres grenouilles qui pourraient par la suite toutes en mourir. Beau départ n'est-ce pas ? Mais voilà qu'elle me dit que je ne pourrai pas m'en défaire en les remettant dans l'étang au printemps pour les mêmes raisons et encore pire, puisque ça pourrait se propager dans les étangs environnants, les grenouilles voyageant d'un étang à l'autre. Je me sens comme le docteur Frakenstein ayant créé des monstres. Ça m'apprendra aussi à jouer avec la nature. Par mon ignorance j'aurais pu causer un accident écologique dans les environs. |