Voici la narration de quelques parties de pêche que j'ai jugées dignes d'intérêt. Vous y trouverez des renseignements comment s'y rendre, les espèces pêchées, et mes appréciations personnelles quant au confort de ces pourvoiries.
Pourvoirie La Barrière Pourvoirie Auberge La Barriere, Ste Émilie de l'Énergie 14 juin 2004 Enfin les températures se sont réchauffées et on commence à entrevoir l'été. J'avais été voir mon copain Charles Paradis à sa pharmacie et on a décidé d'aller taquiner la truite à Ste-Émilie de l'Énergie à la pourvoirie l'Auberge La Barrière. Les prévisions météorologiques n'étaient pas très encourageantes ; averses avec risques d'orages en après-midi. Enfin, on n'est pas faits en chocolat on y est allé quand même. Tel qu'entendu, à 6:00 heures pile Charles est arrivé chez moi, on a mis mon stock de pêche dans sa camionette et en route vers St-Zénon. Le trajet est fort simple : la 20 vers Montréal jusqu'au tunnel Hyppolite Lafontaine, la 40 Est jusqu'à la sortie de Joliette et ensuite la 31 Nord jusqu'à Ste-Émilie de l'Énergie. Quand on est arrivés, il pleuvait. Pas une averse mais quand même une bruine mêlée au vent. Le nom du lac : Lac St-Charles, inutile de vous dire que mon ami Charles a vu ça de très bonne augure. Ce lac est relié par un petit passage à un autre lac, le lac Ayotte. Comme il ventait pas mal, on a décidé de se rendre à ce lac de plus petite superficie. On a pêché tout l'avant midi et on a rien pris. Certes on a eu quelques touches mais rien de sérieux. Pourtant un ciel couvert, une fine bruine, c'était le temps idéal pour la mouchetée. On voyait un peu partout des truites sauter mais elles n'acceptaient pas nos offrandes. Charles pêchait avec une cuillère tournant Veltic à la quelle il avait remplacé le trépied par un bout de monfilament suivi d'un hameçon appâté avec un bout de ver. Quant à moi j'avais une cuillère ondulante type "wobbler" appelée Truite mouchetée. Vers onze heures, trempés et découragés nous sommes revenus au chalet principal pour dîner. Une belle grande salle à manger avec vue sur le lac St-Charles nous attendait. La nourriture était simple et bonne, le service excellent. Tous les autres pêcheurs qui étaient attablés avaient la même réaction que nous, ils étaient quelque peu frustrés de leur avant-midi infructueux. Un des membres du personnel nous disaient qu'il fallait changer de tactiques. Un client était derrière le bar à choisir la mouche magique qui lui permettrait de prendre dame truite. Bref, vers 1:00 heure P.M. nous sommes retournés à notre embarcation et nous avons repris le chemin du lac Ayotte car le vent s'était élevé. Les nuages se dissipaient lentement et on a très bientôt eu droit à une très belle température. Suivant les indications du membre du personnel, j'ai opté pour ma moucheuse. Après quelques minutes de pêche je ferre et ramène une arc-en-ciel d'une dizaine de pouces. J'avais apporté deux moucheuses alors j'offre à Charles de lui préparer ma deuxième canne mais celui-ci préfère rester avec son lancer-léger. Puis j'en ferre une autre, puis une autre alors Charles accepte mon offre et c'est de cette façon qu'on a pêché jusqu'à la fin de la journée. Nous utilisions la mouche Colonel qui m'avait été recommandée par nul autre que mon copain Jacques Authier, monteur professionnel et pêcheur émérite. De une heure à cinq heures nous avons pris 15 truites variant entre 10 et 14 pouces. Les deux plus petites étaient des mouchetées, lire ombles de fontaine. Comme mon partenaire Charles souffrait de tendinites, je lui ai épargné les durs combats avec les truites. En fait je ne comprenais pas du tout pourquoi les truites sautaient sur ma mouche et non la sienne, puisque nous utilisions tous les deux la Colonel. C'est alors que j'ai remarqué que Charles laissait traîner sa mouche à une courte distance de la chaloupe. Je lui ai alors suggéré d'allonger sa soie. Il n'était pas certain que c'était la cause de son insuccès, mais quelques minutes plus tard il prenait sa première truite de la journée. Ça faisait la première fois que j'utilisais mon moteur électrique pour une si grande dûrée. J'ai donc appris que deux batteries valent mieux qu'une puisque ma batterie était complètement à plat au moment même où nous avions décidé de terminer notre partie de pêche. C'est donc à la rame que nous sommes retournés au chalet principal. Nous avons donc mis nos cannes, coffres, moteurs et batterie dans la camionette pendant qu'un employé éviscérait et emballait nos truites. Je vous recommande cette pourvoirie tant pour sa qualité de pêche que pour les services et forfaits offerts. Il y a des forfaits familiaux, des forfaits grosses truites, de la pêche à la journée, etc. Les prix sont compétitifs et la pêche excellente. Le service est courtois et amical. La rivière Châteauguay, Ste-MartineC'est l'été indien et Miche et moi avons décidé d'aller taquiner le maskinongé à Ste-Martine. Il y a une dizaine d'années, on y allait régulièrement pour prendre de l'achigan. On savait qu'il y avait du maskinongé dans cette rivière mais nous n'avions aucune embarcation pour nous rendre dans les endroits propices. Donc le matin à 7:00 heures, je suis parti de chez moi avec canot, moteur, cannes et coffre à pêche. La brûmr était très épaisse et j'avais du mal à voir à plus de 30 mètres. Finalement je suis arrivé chez lui vers 7:45 heures. Il m'attendait sur le balcon avec tout son équipement. De peine et de misère nous nous sommes rendus à Ste-Martine. La brûme était vraiment dense. Comme les rives de cette rivière sont inaccessibles puisque ce sont tous des terrain privés, nous avons stationné notre auto derrière le restaurant chez Grégoire et avons longé le petit sentier qui mène à l'ancienne turbine et avons réussi à mettre à l'eau le canot. Il y avait des milliers d'oies blanches et de bernaches. À notre arrivée dans la baie que nous voulions pêcher deux grands hérons ce sont envolés. L'un d'eux était tout blanc, un albinos j'imagine. Dès son troisième lancer, Miche me dit : Il y en avait un qui suivait mon leurre. Vers le vingtième lancer, le maskinongé prend son leurre, une Mepps Musky Killer #5 avec des poils noirs. Le maskinongé a sauté hors de l'eau puis a foncé sur notre embarcation. Il cherchait toujours à se cacher sous le canot. Même qui bougeait le canot de gauche à droite. Après un bon 5 minutes de rude bataille, il se rendait enfin. Je le saisis par les yeux et je le mis dans le canot. Il s'agit d'un beau mâle d'environ 20 lb. C'est moi qui suis photographié tenant le maski en question mais, je vous rapelle que c'est bel et bien Miche qui l'a attrappé.
9 septembre 2003 La rivière Saint-François, Sherbrooke À toutes les fois que je transportais mon amie Jocelyne au CHUS à Fleurimont, juste avant d'arriver, on passait sur pont qui enjambait la rivière Saint-François. Du haut, je regardais la rivière couler entre ses rochers. Je me disais ce doit être plein d'achigans cette rivière-là. Je me demandais comment je pouvais y avoir accès. J'ignorais qu'en bas de ce pont, c'était la ville de Sherbrooke, je me voyais en pleine nature, en pleine campagne. Aujourd'hui mon partenaire Miche est venu chez moi, dans le but de retourner à la rivière Yamaska à Granby. C'est ce que nous avons fait mais, arrivés sur les lieux, l'eau de la rivière était verte et très opaque. Alors je lui ai parlé de la rivière Saint-François et on a décidé de s'y rendre. Arrivé au pont, j'ai été un peu triste que Jocelyne ne soit plus avec nous, me remémorant ces voyages au CHUS. Tout de suite après le pont, j'ai pris la première sortie. J'ai tourné à gauche et j'ai vu un stationnement réservé aux cyclistes, juste sur les bords de la rivière. Je me suis stationné, on a mis nos grandes bottes et on s'est rendus dans la rivière. J'ai tout d'abord été surpris par la limpidité de cette eau. Ensuite par son fond tout en galets et en pierres. Sous ces pierres on a vu des écrevisses, des nymphes d'éphémères et de plécoptères. Il n'y avait pas d'herbiers là où nous étions. Nous avions pris nos lancers légers. Miche avait mis un petit Rapala count down et moi une Mepps Black Fury. Je n'ai pas tardé à avoir la première touche. Un achigan à petite bouche d'environ 3/4 de livre (340 grammes). J'en ai attrapé et gracié environ une demie douzaine pendant les deux heures que nous avons pêché, le plus gros devait faire 2½ lb-3lb (1 kilo). Nous avons remonté la rivière sur au moins 1 km et demi. C'est une très belle rivière. Il y a des canards et beaucoup de hérons. On a même aperçu un martin-pêcheur. On a vu aussi des cormorans, des goélands et même un petit quadrupède que je n'ai pu identifier. Ce pouvait être un petit rat musqué, un vison ou une petite loutre, je n'ai pas pu m'approcher d'assez près pour le savoir. C'est un très bel endroit et j'y retournerai ça c'est certain. Le lendemain alors que je clavardais, une des opératrice du canal où je me tiens, est arrivée sur le canal. Je lui ai dit que j'avais été dans son coin et que j'avais bien aimé ma journée. Alors je lui demande : Danielle comment ça s'appelle le village où j'ai stationné ma voiture ? Le village ? Me répond-elle, ce n'est pas un village c'est Sherbrooke ! Je suis peut être un bon pêcheur mais la géographie ouf... La rivière St-François, Drummondville Il nous arrive parfois, quand on clavarde, de rencontrer des gens qui partagent nos passions. Et ça m'est arrivé avec un certain Danix (pseudonyme). Il adore la pêche lui aussi. Nous avons souvent discuté de pêche ensemble et un jour, il m'a invité à venir pêcher sa rivière, en l'occurence la rivière St-François, à la hauteur de Drummondville. J'ai bien entendu accepté son invitation et le 31 mai 2006, nous nous sommes rencontrés et avons été pêcher ensemble. Il m'a donc amené dans un parc entretenu par Hydro-Québec tout près de la ville. Le niveau de la rivière était assez bas et nous avons pêché à gué. Tout d'abord, nous nous sommes rendus à l'île, l'avons contourné puis on s'est rendu à une grosse roche qui émergeait de l'eau. Juste un peu plus loin, on voyait que le courant passait assez rapidement et que l'eau était aussi plus profonde. Nous pêchions avec une Wolly Bugger et sur l'hameçon on avait piqué un ver. Nous avons pris dorés, achigans et corégones. Ce fut une très belle journée et j'y retournerai sûrement au courant de cet été. Juillet 2002 Le lac Macaza Je reviens d’un petit voyage à La Macaza. C’est un petit village situé à environ 15 km de Labelle, dans les Laurentides. Le paysage est superbe. Dans le lac même, plusieurs espèces se partagent le plan d’eau. Il y a du brochet, du doré, de l’achigan et du maskinongé, sans compter les espèces comme la perchaude et le crapet. Après 6 jours de pêche, je suis revenu avec un achigan d’environ 350 grammes. Quelle déception ! Je ne me considère pas comme un excellent pêcheur mais, sans fausse modestie, un bon pêcheur. Le brochet est à mon avis une espèce très facile à attraper. Vorace comme il est, il s’attaque à peu près tout ce qui bouge et qui semble se manger. Il se cache immobile dans les herbiers et attend sa proie. Dans toute la semaine, je n’ai vu qu’un seul brochet pris par un résident de l’endroit. Ce requin d’eau douce pesait environ 750 grammes. Quand je pêche cette espèce, je ne garde que les brochets pesant 2 kilos et plus. Définitivement, ce lac est vide. Je suis allé à la Macaza pour que ma femme et moi puissions nous reposer mais je ne pensais jamais m’endormir à ce point, faute de poisson. Ici, dans la rivière Richelieu, je prends plus de poissons en une heure que j’en ai pris à La Macaza en 6 jours. Comment se fait-il que les gouvernements en place, autant du côté provincial que du côté municipal, ne fassent rien pour redonner vie à ce lac ? Un touriste comme moi qui revient les mains presque vides ne sera jamais tenté d’y retourner. Le nom de Macaza veut dire : rencontre des 3 rivières. Pourtant, dans ma tête, ça veut dire : pas de poisson ici. Le Baroux Juillet 2001 Belle pourvoirie que celle du Baroux ! Située à quelques kilomètres de St-Jovite, on se retrouve dans la nature sauvage, dans un décor plus qu'enchanteur, bref au paradis. Miche et moi sommes arrivés vers 7 :00 aux portes de cette pourvoirie. On nous donnait le choix entre deux lacs : l'un dans lequel les touladis partageaient leur territoire avec l'omble de fontaine et la moulac et l'autre, petit lac où l'omble de fontaine avait été ensemencé la veille. En plein mois de juillet, la pêche à l'omble de fontaine n'est pas à son meilleur. C'est d'ailleurs ce que le propriétaire m'a dit dès que je suis arrivé. -Ça fait trente ans que je suis ici et je n'ai jamais connu de saison aussi peu productive. La truite est là, on le sait c'est nous qui ensemençons nos lacs, elle ne veut pas mordre. Même l'arc-en-ciel ne veut rien savoir et pourtant… l'an dernier avec ma moucheuse j'en prenais à volonté… cette année rien ! Au moins Miche et moi savions à quoi nous attendre. On a tout essayé, la mouche, les cuillers, les vers… tout. Rien ne voulait mordre. Miche a réussi à prendre 2 ombles et c'est tout. Nous avons pêché toute la journée soit de 7 :30 à 16 :00. On ne peut pas dire que nous n'avons pas essayé mais… comme nous l'avait dit le proprio, elle ne voulait pas mordre. Pour Miche comme pour moi, prendre du poisson est un extra quand on va à la pêche. Nous avons tout de même passé une excellente journée. Nous avons observé oiseaux et tamias. Nous avons vu une nymphe de plécoptère la moitié de la longueur de mon index, grosse comme un crayon de plomb. La journée était splendide, tout ce qu'il manquait… le poisson. La rivière Battenkill Qui parmi les pêcheurs à la mouche n'ont pas entendu parler de cette rivière ? Tous les grand auteurs américains en ont parlé. Il s'agit d'une rivière qui prend sa source dans les Appalaches, traverse le Vermont et se meurt dans l'état de New-York. Son eau est pure crystaline et très froide. J'en sais quelque chose, je suis tombé dedans. Son fond est de pierres rondes et glissantes, étant recouvertes de limon.Elle coule très rapidement et n'est pas ensemencée. On y trouve l'Omble de fontaine. C'est une rivière extraordinaire par sa beauté. Elle est entourée de montagnes. Parfois, elle glisse lentement irrigant les terres agricoles. Ce n'est pas une immense rivière elle fait peut-être 10 à 15 mètres de large. Enfin je l'ai pêché en avril (saison creuse) et je n'y ai pris qu'un seul Omble. Il mesurait à peine 30 cm. Mais mon rêve s'est réalisé, je voulais la pêcher. Bristol Mines
La façon de la pêcher est assez simple. Nous nous tenons à une dizaine de mètres du bord et nous lançons dans sa direction. L'ouananiche se tient sur les rebords escarpés et se nourrit dans les bancs de ménés. Après plusieurs heures de ce genre de pêche, je décide de changer de technique. C'est à la traîne que je vais l'essayer. En une heure j'ai déjà pris deux ouananiches dont l'une pèse plus de deux kilos (6 lb) avec cette méthode. À notre retour à la maison nous avons vérifié l'intérieur de l'estomac de nos prises. Dans l'estomac de l'arc-en-ciel il y avait des étuis de phryganes, quelques ménés et une petite grenouille. à l'intérieur des ouananiches il y avait beaucoup de ménés et quelques hannetons. Domaine Flamingo - Saint-Adolphe d'Howard Le printemps tarde à venir cette année. La semaine dernière nous devions encore chauffer notre maison. Les rivières sont quasiment impraticables tellement l'eau est haute. Ni mes lilas, ni mes tulipes, ni même mes jonquilles n'ont fleuri. Mon cousin Gilles Leroux avec qui j'ai passé tous les étés de ma jeunesse m'a invité à venir pêcher un petit lac sauvage situé à quelques kilomètres de son chalet à Saint-Adolphe d'Howard. En même temps je dois l'initier à la pêche à la mouche. Nous nous levons donc assez tôt le matin. Malgré mon empressement à me rendre sur les lieux, Gilles se doit de planter quelques fleurs avant notre départ. Pendant qu'il jouait au jardinier un de ses amis Michel, est venu nous rendre visite. Il nous demanda où nous nous rendrions et Gilles lui a répondu que c'était au lac Pécan. Il nous a avisé que nous ne prendrions rien car seules les pêches du matin et du soir sont productives à cet endroit. Je lui expliquai que tôt au printemps, l'omble de fontaine s'activait toute la journée à la recherche de nourriture le long des rives du lac. Il était prêt à parier 5$ que nous reviendrions bredouilles de notre excursion. Il a ajouté que si nous prenions quelque chose ce ne serait qu'à la pointe de roche. Peu après Gilles découragé et moi confiant partons pour le lac Pécan. Après dix ou quinze minutes de marche, nous arrivons à destination. C'est un petit lac d'environ trois kilomètres sur un et demi. Gilles se rend tout de suite à la fameuse pointe de roche. Quant à moi je commence aussitôt ma pêche en me dirigeant vers lui. Quand j'arrive, il n'a rien pris. Moi non plus d'ailleurs. Je lui prodigue quelques conseils sur le lancer à la mouche et poursuis mon chemin vers le bout du lac. C'est dans cette direction que le vent souffle et il y a beaucoup de chances que les insectes transportés par le vent attirent dame truite. Arrivé sur place, je prends quelques truites et la journée tirant à sa fin, je retourne vers mon cousin. Il était toujours là au même endroit, sur sa pointe de roche. Je lui montre alors mes prises, lui me monte sa canne. Elle pendait lamentablement à un arbre. Il avait brisé son bas de ligne et avait attaché, Dieu seul sait comment, une mouche à la soie. C'est dans des rires dignes de notre enfance que nous sommes retournés au chalet. Les Îles Sainte-Hélène et Notre-Dame Notre fleuve nous offre des oasis à quelques pas de la ville. Ces derniers temps je pêche fréquemment au fleuve. Que ce soit à l'île Ste-Hélène ou dans les rapides de Lachine, j'ai toujours l'occasion d'observer la nature. Par exemple sur l'île Ste-Hélène et sur l'île Notre Dame, les amants de la flore n'ont qu'à bien se tenir. Rappelez-vous les Floralies. Plusieurs espèces de plantes tant aquatiques que terrestres ont très bien survécu. Une équipe d'horticulteurs y travaille encore à plein temps. La majorité de ces installations se trouve sur l'île Notre Dame. Mon endroit préféré est un terrain déménagé pied cube par pied cube. Il s'agit de la toundra de l'Arctique. Très tôt au printemps, avant même que les tulipes ne fleurissent, plusieurs arbustes sont en fleurs à cet endroit. C'est vraiment très joli. Un peu plus à L'Ouest, on retrouve un sous-bois où les trilles blancs et les trilles rouges se côtoient. Un peu plus tard dans la saison, les plantes à bulbes commencent à colorer les terrains. Tulipes, jonquilles, iris et j'en passe. Ensuite, les lilas et les arbres fruitiers viennent agrémenter l'air de leurs parfums particuliers. Partout où il y a des plans d'eau, des nénuphars et des élodées servent d'abri aux petits poissons. À l'île Ste-Hélène et à son Parc des Îles, tout le long de la piste cyclable a été aménagée. La plupart des plantes sont robustes à notre climat. Qu'on s'y promène au printemps ou en automne, il y a toujours des taches colorées qui accrochent notre regard. La faune qu'on retrouve sur ces îles peut souvent surprendre. Par exemple j'y ai observé des moufettes, des marmottes, des mulots, des rats musqués et même des lapins (white-tail rabbit) qui ressemblent à s'y méprendre à des lièvres. Les moufettes ont l'habitude des humains mais il ne faut jamais prendre de risques inutiles. On retrouve aussi plusieurs espèces d'oiseaux. J'y ai observé des geais bleus, des tourterelles tristes, des orioles, des chardonnerets, des merles, des pics, des mésanges et plusieurs autres espèces. Le long du fleuve les hérons, butors, sternes, goélands et plusieurs espèces de canards fourmillent. Dans le fleuve lui-même, on ne peut que répéter que plusieurs espèces de poissons y vivent et grossissent très rapidement. Il n'est pas rare de prendre une truite brune ou arc-en-ciel d'une dizaine de livres. Les achigans sont aussi très nombreux la moyenne des prises est d'environ 1 1/2 lb. On en prend souvent des 4 livres et plus. Comme la pression de pêche est très élevée à ces endroits, il faut utiliser des ruses et des tactiques et surtout avoir une bonne connaissance des habitudes de l'espèce recherchée. On peut pêcher de la rive et même entrer dans le fleuve à certains endroits. Les poissons nageurs de type Rappala sont très efficaces, surtout de couleur chartreuse. Pour les moucheurs, la Pickett Pin, la Magog Smelt, le Muddler Minnow et les sèches comme la March Brown et la Quill Gordon en gros formats Mustad (9671 # 10) sont à suggérer. Pour ceux qui recherchent l'achigan, la Mickey Finn et la Badmington Muddler font des ravages. C'est à 5 minutes de Montréal et ça se voyage à bicyclette, en métro et même à pied. Pour ceux qui tiennent vraiment à s'y rendre en auto, le stationnement ne coûtait que 7 $ lors de la rédaction de ce document.. Les Montréalais l'ignorent souvent, mais la nature est à leur porte. Pourvoirie des Cents Lacs Nord-Sud Quand je suis revenu de cette semaine de vacances, mon ordinono n'était toujours pas revenu de chez le docteur. Je n'ai donc pas pu entrer les informations fraîches. Cette semaine j'ai travaillé chez Guy Pagé et quand je revenais, j'étais trop fatigué pour mettre à jour mes sorties. Voici quand même les souvenirs que j'en retire. Jour 1 Je pars en train. C'est la première fois de ma vie que j'utilise ce mode de transport. Il y a six wagons de deux étages tirés par une locomotive et nous sommes environ 1/2 douzaines de passagers à monter à bord. Premier arrêt : Laval des Rapides. Nous traversons la Rivière des Prairies. De ma fenêtre, on dirait qu'on vole. On ne voit pas la voie ferrée et encore moins la traverse. On s'élance dans le vide et on vole jusqu'à l'autre rive. Si ce n'était du bruit des roues sur le rail, l'illusion serait complète. En passant j'entrevois la maison familiale de Marie-Ève et je pense aux fois que j'ai pêché cette portion de la rivière. Deuxième arrêt : Saint-Martin. Ça me rappelle les étés de mon enfance à Fabreville. À cette époque Fabreville portait le nom de Sainte-Rose-Ouest. La Rivière des Milles Îles était propre et nous la salissions inconsciemment. Le Centre d'Achat de Saint-Martin était l'endroit le plus près pour se procurer tout ce que nous avions besoin. La vieille gare est encore là, mais la billetterie se trouve dans un petit kiosque blanc. Troisième arrêt : Sainte-Thérèse. Cette ville bien connue par son usine GM qui est soit en grève, soit en menace de grève ou de fermeture. Là encore, la vieille gare veille mais ne sert plus. Le même petit kiosque blanc l'ayant remplacé. Quand tante Laurette venait nous chercher pour aller à Sainte-Sophie, nous passions par Sainte-Thérèse. Il y avait Sainte-Thérèse de Blainville et Sainte-Thérèse en Haut. Quatrième arrêt : Blainville. Je descends, le petit kiosque blanc m'accueille. Juste devant, il y a un stationnement mais aucune trace de Guy. Je me dis qu'il a du être retardé par quelque événement. Après une vingtaine de minutes d'attente, je cherche un téléphone et le trouve dans une usine adjacente au stationnement. Guy me répond et me demande où je suis. Je lui réponds que je l'attends à la gare. Il me dit qu'il était là quand le train est arrivé et qu'il ne m'a pas vu. Il arrive ! Après une quarantaine de minutes à l'attendre, Laurenne fais son apparition. Je me suis trompé de gare, j'aurais du descendre à Sainte-Thérèse. Départ : Guy me remet les clés de la 'Caddy' et nous partons. Arrivés au chemin de terre et de gravelle long de 138 kilomètres et menant aux Cents-Lacs, Guy prend le volant. Après 1 1/2 heure, nous arrivons au chalet principal et sommes accueillis par France, la serveuse si gentille dont j'ai déjà fait mention. La première chose qui me frappe c'est que les hirondelles sont omniprésentes mais les oiseaux-mouches sont disparus. Devant moi le grand lac Adonis entouré de montagnes est calme. Nous montons notre stock, mangeons et partons à la pêche au lac Alouette. Lac Alouette : L'an dernier c'est à cet endroit que nous avions pêché. Nous sommes retournés à ce lac à tous les jours de notre séjour. Guy a un faible pour ce lac. Il est vrai que c'est un plan d'eau très productif et que ses truites (ombles) sont généralement assez grosses. La truite mord mais ce n'est pas la frénésie. Nous prenons et prendrons pendant cette semaine une moyenne de 2 truites à l'heure. C'est un tout petit lac. À son plus profond, il fait 27 pieds (environ 8 mètres), il fait à peine un peu plus grand qu'un terrain de football. Au fond, à la charge du lac, il y a notre 'spot'. Nous pêchons avec des cuillères suivies d'un hameçon appâté d'un gros ver. C'est la seule façon d'en prendre. Après plusieurs heures de pêche, nous revenons avec 4 truites. Souper : Nous mangeons un steak cuit sur le charbon de bois. Délicieux ! Tout est parfait, même la cuisson. Nous discutons un peu avec tout le monde et on se raconte en riant les aventures de Serge, le contremaître de l'endroit, avec son Américain qu'il guide. L'Américain : C'est un homme de 83 ans, bedonnant avec barbe blanche, vers polarisant, articles de journaux et vidéo cassettes se rapportant à la pêche du Doré. Comme leurre il utilise les Banjo Minnows annoncés dans les publicités qui envahissent de plus en plus notre petit écran. Le principe de ce leurre est très simple. Il s'agit d'un corps de plastique mou dans lequel on enfouit une vis en forme de tire-bouchon. Cette vis est elle-même perforée afin d'y attacher le poids et l'hameçon anti-herbe (bande élastique attachée à la pointe de l'ardillon). Dans les annonces publicitaires on voit comment il imite bien un petit poisson qui nage, se nourrit au fond, passe entre les racines entremêlées d'une souche submergée, nageant et sautillant dans les grands nénuphars en fleur, se laissant tomber mort au fond. Sa pêche : Il ne pêche qu'avec ce genre de leurre et exige d'avoir un Sonar afin de localiser les bancs de dorés. Serge a beau lui dire que le meilleur leurre du secteur est un FinTail, notre voisin ne veux rien comprendre. Il a beau en prendre avec ce Fin Tail presque à tous les lancers, l'Américain n'en démords pas. Un jour il a même demandé à Serge de ne pas pêcher. Son âge assez avancé ralentit énormément les déplacements. Par exemple, le lac Alouette est à environ 5 minutes de marche de l'auto. Il en a pris 40. Serge devient fou. Après le souper ce vieux pêcheur a entendu parler de Guy par Serge et désire le rencontrer car il a lui-même écrit des chroniques dans la revue américaine Fields and Streams. Notre rencontre : Ces premiers mots décrivaient ses pêches en compagnie de Lee Wolfe et Ernest Schwiebert. Il discuta quelque peu avec Guy et après quelques instants, Guy lui faussa compagnie et nous laissa seuls. J'étais curieux et émerveillé devant tant d'exploits mais en même temps un peu incrédule car cet homme ne me regardait jamais droit dans les yeux et était visiblement dans les vapeurs de l'alcool. Lorsque je luis ai parlé de Lee Wulfe, il m'a dit qu'il possédait plusieurs de ses mouches. Mais il revenait toujours dans sa carrière de journaliste. Il se mit à me raconter qu'il avait sorti avec Marylene Monroe, qu'il était grand ami de Alfred Hitchcock, qu'il avait écrit dans des revues comme Better Homes, Engineering Today, qu'il avait bu avec Humphrey Boggart, qu'il avait pêché toutes les rivières du monde, j'ai compris que j'avais affaire à un mégalomane. Sous prétexte d'avoir à organiser notre journée de demain, je me suis poliment excusé auprès de lui et ai rejoint Guy, Serge, Martin, André, et les autres dans la cuisine. Tous ces gens me souriaient à grandes dents lorsque je suis entré dans la pièce. Le lendemain, il s'est excusé de ne pas m'avoir laissé de place pour parler. Deuxième journée : Guy a choisi d'aller aux lacs Bent et Charly. Nous les pêchons sans de gros résultats. J'en ai pris une et c'est tout. Ce sont de très beaux lacs naturels. Le deuxième est beaucoup plus grand que le premier. Dans le lac Bent, un gros rocher escarpé se dresse et plonge. Nous traversons ce lac et prenons le sentier pour ce rendre à l'autre. Nous faisons quelques fois le tour du Charly sans aucun résultat. Nous pêchons un peu le Bent et c'est là que j'ai fait ma prise. Nous retournons au chalet. Au menu Fish & Chips au filet de doré. Ce soir nous allons justement le pêcher dans le lac Petit Hortès. Vers 16 : 45 heures, nous partons et allons justement à ce lac. On y pêche à l'aide d'un marcheur de fond si lourd qu'on ne sent presque pas le poisson. Je décide donc d'aller pêcher de la rive, aux pieds des rapides. À mon premier lancer j'en rate un de 5-6 livres. Quant à Guy, il en a raté un d'une dizaine de livres, sa corde a rompu au nœud. Nous retournons quand même avec une demi-douzaine de dorés de 3/4 de livre. Troisième journée : Le matin Guy était fatigué et m'a dit d'aller pêcher seul. J'en ai profité pour aller taquiner le brochet dans le lac Pic-Bois. J'en ai pris plusieurs entre 2 et 5 livres, l'eau est tellement claire qu'on les voit entre les herbes, immobiles, à l'affût. Guy s'est inquiété et m'a envoyé chercher par Martin. Au dîner, on a parlé avec Jean Heppel, propriétaire et pilote d'une petite flotte d'avions et hydravions. Il a bien connu M. Maurice Charbonneau, père de Marie-Ève. Les employés de la place faisaient du ski nautique, j'aurais bien aimer en faire mais je n'avais pas apporter mon maillot de bain. L'après-midi nous sommes allés au lac Alouette où nous avons maintenu notre moyenne. Vers 6 : 00 heures PM, les truites se sont mises à sauter. J'ai essayé avec des Picket Pin, Hornberg, rien ne marchait. J'aurais du utiliser une St-Côme Spéciale, je n'en avais pas. Quatrième journée : Aujourd'hui nous sommes allés pêcher le lac Alouette 2 fois. Cinquième journée : C'est le départ à 11 : 30 heures. Nous avons des passagers de plus, André et sa compagne se sont fait mettre à la porte et nous les raccompagnons à Saint Jérôme. J'ai conduit tout le trajet et je dois avouer que c'est long. Sébastien me raccompagne à la maison. Ma femme est partie jouer dans la rue et je m'endors sur le divan. Demain on va pêcher à St-Côme avec Michel Diane et la petite Marie-France. Pourvoirie du lac Saint-Pierre Aujourd'hui nous avons été reçus par M. Roger Gladu de la pourvoirie du lac St Pierre pour une pêche au brochet. Felipe Alou, son beau-père M. Gagnon (Charlie), Jacques Doucet, Jim Tracy, Luis Martinez, Guy Pagé et moi-même avons été chaudement accueillis par Roger Gladu, sa famille et son personnel qui faisait des pieds et des mains pour que notre court séjour nous soit des plus agréable. Nous étions divisés en deux équipes : Felipe, Luis et Guy faisions partie de la même. Inutile de vous dire que chacun de nous en a pris. Nous en avons remis plusieurs jugés trop petits à l'eau en s'assurant qu'ils n'avaient aucune blessure grave. Le plus gros, un brochet d'une dizaine de livres a été capturé par Jacques Doucet. La moyenne des prises faisait osciller la balance dans les deux ou trois livres. Il faut dire que Roger Gladu et son personnel connaissent le lac St-Pierre comme le fond de leur poche. Roger est né à cet endroit et y pêche depuis sa tendre enfance. Tout le matériel nécessaire nous était fourni. Les cannes, moulinets, leurres et même les rafraîchissements à bord de l'embarcation. Comme les Expos livraient un match ce soir, nous avons du cessé notre pêche vers 11:30 hres. À notre retour, un dîner gastronomique nous attendait. Au menu, potage aux légumes et filets de dorés amandine. C'était simplement délicieux. Pendant que nous mangions un membre du personnel préparait nos prises, en faisait des filets et nous les emballait. M. Gladu est un vrai mordu de tout ce qui touche à la nature. Ainsi il nous faisait observer des sarcelles à aile bleues, des carouges à épaulette, des hérons, des sternes etc. En plus du brochet, on peut y pêcher le doré, la perchaude, l'esturgeon, l'achigan à petite et grande bouche et j'en passe. Lorsque l'automne débute, on peut y pratiquer la pêche au maskinongé et la chasse aux canards. C'est donc un endroit que je recommande aux chasseurs, pêcheurs et amants de la nature.
Les Rapides de Lachine Les rapides de Lachine ont donné bien du fil à retordre à nos explorateurs. En effet, à cet endroit du fleuve, aucune embarcation ne pouvait franchir ces rapides.Il y avait donc un très grand portage à faire et cela a découragé plusieurs explorateurs dans la recherche des Indes, car voyez-vous, ils se croyaient toujours en Orient. Le mot blé d'Inde a ainsi trouvé ses origines. Mais, parmi les mots les plus drôles, la dinde est particulière. Les Français se croyant aux Indes l'ont donc surnommée DINDE : Les Anglais se croyant en Turquie l'ont nommée TURKEY et les Espagnols qui étaient sans doute moins désorientés l'ont appelée PÉROU. Mais revenons à nos rapides. Les rapides de Lachine sont pour ainsi dire les poumons du St-Laurent. En passant par ceux-ci, l'eau s'oxygène et se nettoie. Hydro-Québec avait imaginé un projet voulant faire un barrage dans ces rapides. Des groupes d'écologistes de pêcheurs et de chasseurs s'y sont opposés et le projet tomba ainsi à l'eau. Ces rapides avec ses eaux fortement oxygénées sont l'endroit par excellence pour trouver les salmonidés tels les truites arc-en-ciel et brunes, le saumon Chinook et même parfois un saumon de l'Atlantique qui a passé tout droit lors de sa remontée vers sa rivière d'origine. Il s'en prend une vingtaine à chaque année. Lorsqu'on se rend à ces rapides, il est fortement conseillé de porter une ceinture de sauvetage même si on pêche à gué. Le courant est tellement fort que, même à mi-jambes, le courant peut nous déplacer de quelques pieds à la seconde. La prudence est de mise. À toutes les années on rapporte des pêcheurs noyés ou pris quelque part entre deux forts courants. Il n'est pas nécessaire de trop s'avancer dans l'eau pour prendre du poisson. Lorsque le soleil descend, les grosses truites se rapprochent des rives afin de se nourrir de petits poissons-appâts. Les pêcheurs utilisent des Rappalas, Jig-A-Joe, Mepps et Veltic. Les moucheurs ont beaucoup de succès avec des Black Ghost, Gray Ghost, Muddler Minnow et parfois même des sèches comme la Dark Hendrickson et la Mouche du Fleuve. Ces rapides sont accessibles à Montréal par le parc du bord de l'eau qui longe ceux-ci à partir de Verdun. Sur la rive Sud, le Parc de la Côte Ste-Catherine est l'endroit rêvé. On peut aussi se procurer un permis spécial chez les Mohawks à Kanawake et pêcher le fleuve sur cette réserve. Le Pays de Réal Massé Aujourd'hui nous avons visité la pourvoirie de Réal Massé à St Zénon. Quel accueil ! Comme nous n'avions que très peu de temps, Réal nous avait préparé un parcours. Pendant les deux premières heures nous avons pêché le lac La Loutre où de grosses arcs-en-ciel nous attendaient. Bien entendu, elles sont beaucoup plus difficiles à prendre que l'omble de fontaine. Mais nous avons tout de même réussi à prendre notre limite. Ensuite nous avons pêché le lac Orignal où de très grosses truites mouchetées ont férocement attaqué nos leurres. La plus grosse prise de la journée fut une truite mouchetée de 6 ou 7 livres prise par M. Gagnon le beau-père de Felipe Alou. Jacques Doucet en a pris une de 5 1/2 lbs, et nous en avons pris plusieurs pesant entre 2 et 3 livres. Là encore, nous avons pris notre limite. De retour au camp de base, Felipe Alou s'est fait photographier avec tout le monde présent. À midi nous repartions tous très satisfaits de notre pêche miraculeuse au Royaume de Réal Massé, l'ami des pêcheurs, chasseurs et amateurs de boxe et de Kick Boxing. Pour celle ou celui qui désire pêcher luxueusement, c'est l'endroit rêvé. Le transport du camp principal aux lacs, s'effectue à bord d'un petit train tiré par un gros 4 roues motrices. Confortablement assis dans nos sièges, nous nous laissons transporter par nos guides admirant le paysage encore resté sauvage. Rendu au plan d'eau qui nous est assigné, il ne reste plus qu'à pêcher. Les lacs sont tous ensemencés régulièrement et Réal Massé vous assure de prendre votre limite sinon, il vous donnera des truites toutes prêtes qu'il garde dans son congélateur. Le guide s'occupe de tout pour vous ; il présente l'épuisette, décroche votre poisson, change votre leurre etc. Revenu au camp, le guide éviscère, emballe et étiquette votre poisson. Il le place dans le congélateur pour qu'il demeure frais. C'est vraiment une pêche de luxe... La Ville de Granby et la rivière Yamaska Mercredi, 30 avril 2003 Aujourd’hui ce fut ma première journée de pêche de la saison. Je ne savais trop où aller mais j’ai très rapidement trouvé. Je suis allé pêcher à Granby. J’ai trouvé les renseignements voulus en utilisant Internet. La rivière Yamaska est choyée par des gens qui s’en occupent. Ainsi, elle est nettoyée régulièrement par une association de pêcheurs-chasseurs. Aussi elle est régulièrement ensemencée de truites arc-en-ciel, brunes et d’ombles de fontaine. Je me suis donc rendu chez le taxidermiste pour avoir ma carte de membre de 15$/an. Et là il m’a remis un plan du cours d’eau où sont bien indiquées les fosses. Je ne voulais pas revenir tard alors je n’ai pêché que quelques heures. J’ai pris 3 ombles de fontaine de 11 pouces. Je les ai pris avec une Muddler Minnow de ma création. Ce qui est merveilleux, c’est que du stationnement de la rivière à la porte chez moi ça prend 32 minutes. Je pense donc y aller pas mal souvent cet été. Les expériences de Dave Dave est un jeune homme qui m'a écrit au début de l'été parce qu'il avait du mal à prendre des achigans à petite bouche dans la rivière Richelieu. Je lui ai donc donné quelques conseils et le 12 août 2003 voici ce qu'il m'a envoyé par courriel. Bonjour M. Pagé! Comme l'été tire à sa fin et que les occassions de taquiner l'achigan se feront plus rares pour ma part, je vous écris pour vous donner un "compte rendu" des précieux conseils que vous m'avez prodigués plus tôt au début de l'été. Vraiment vous m'avez donné un sapré bon coup de main dans ma prospection de ce furieux combattant qu'est l'achigan! J'ai utilisé différents leurres que vous m'avez conseillés et quelques autres qui me semblaient efficaces. Comme j'ai eu la chance de prospecter différentes régions du Québec, mes conclusions quant au meilleur leurre à utiliser se sont avérées très spécifiques à l'endroit où je pêchais exactement. Durant l'été, en plus de prospecter la fameuse rivière Richelieu, j'ai pu pêcher plus d'une fois dans la rivière Saint-Francois à Drummondville et également à quelques reprises dans la rivière Nicolet à la hauteur du village Sainte-Clothilde-de-Horton, situé à mi-chemin entre Victoriaville et Drummondville. Pour ce qui est de la rivière Richelieu, après plusieurs tentatives à différents endroits, j'ai finalement déniché quelques "spots". Par contre, je dois vous avouer que le meilleur leurre que j'ai déniché pour capturer l'achigan, est en fait un leurre de base pour la pêche. Un hameçon et un simple ver de terre! En fait, je fixais à environ 18" de mon hameçon, un plomb de la grosseur d'un pois. Je lançais et laissais dériver le tout dans le courant quelques secondes puis refermais mon moulinet. Je demeurais en mode "pêche morte" de 3 à 5 minutes puis ramenaia avec LA vitesse idéale (dur à expliquer par écrit!). Par la suite, une fois que la première prise était capturée, le délai en mode "pêche morte" était moins long. Pourquoi? Je n'en ai aucune idée! Je n'ai capturé que trois ou quatre achigans à l'aide de rapala et de cuillères dans le Richelieu. Et ce durant tout l'été. Les meilleurs points que j'ai déniché, soit 3 "spots", sont les suivants: À environ 3/4 de kilomètre des écluses de Saint-Ours sur la rive nord à quelques 100 pieds du bord en chaloupe. À cet endroit, j'ai en fait attrapé plus qu'une espèce de poisson! Achigans, anguilles, brochets, dorés, carpes étaient au rendez-vous et assez de perchaudes pour nourrir trois gros estomacs! Les deux autres "spots" quant à eux situés sur les berges de la rivière, sont la halte routière située à Saint-Antoine (très bon, achigan & perchaude!) et le vieux quai à Saint-Marc (achigan, crapets & carpes). Dans la région de Drummondville, soit la rivière Saint-François, la technique du ver et de l'hameçon a une fois de plus démontré son éfficacité. Cependant, les rapalas et les cuillères ont eux aussi fait leurs preuves! Je dirais qu'aux différents endroits visités aux abords de cette rivière, les trois leurres ont été alléchants aux yeux de l'achigan. J'y ai déniché deux endroits intéressants. Un des meilleurs endroits trouvés sur cette rivière est au bout de la rue Bellevue. Soit sur la rive ouest de la rivière juste au bout du pont de chemin de fer, juste à côté de la station hydro-électrique du barrage. Juste là où l'eau est calme, un genre de petite baie. L'autre endroit est quant à lui, plutôt inusité! Il s'agit de points d'eaux demeurés présents suite à l'assèchement de la rivière par le barrage et le soleil. Des grosseurs allant d'une 20' x 20' x 7' de profondeur jusqu'à vraiment plus petites! Dans ces multiples points d'eaux on peut y capturer plusieurs maîtres! En fait le leurre privilégié, est un leurre qui appartenait à mon beau-frère. C'est le seul, et je dit bien le seul leurre qui a réussi à être mordu par l'achigan et le seul autre poisson qui fût capturé dans cette rivière. Soit du poisson, communément appelé "poisson blanc", entre 7 et 9 pouces. ( Mais combien vorace et agréable à capturer...selon mon beau-frère! Hé oui, cette journée me laissa complètement bredouille pour le retour au chalet!) Bref, il m'est impossible de vous dire la marque exacte de ce leurre puisque qu'il traînait dans son coffre depuis longtemps et il ne l'avait pratiquement jamais utilisé avant cet été. Cependant, il s'agit d'un type de rapala qui à l'apparance d'une perchaude. Ce que ce rapala à de particulier est en fait la petitesse de sa palette de plastique située à l'avant. Elle est vraiment plus petite que celle retrouvée normalement sur les leurres de types rapalas. C'est après plusieurs questions et "analyses & comparaisons" quant à savoir "Pourquoi ce leurre seulement" En terminant, je voudrais vous dire que j'ai beaucoup appris durant cet été. Et ce grâce à votre réponse à mon premier courriel. Ma motivation n'en fût que très stimulée et cela m'a donné la patience d'expérimenter plusieurs choses et d'être très attentif aux événements et leurs raisons pendant mes journées de pêche. Que ce soit le simple fait de remarquer de petits ménés effectuant de multiples sauts hors de l'eau en allant de la vitesse à laquelle ramener son leurre jusqu'au rivage ou en développant des stratégies et de simple méthodes d'appâts (vers, hameçon & plomb!) , j'ai pris du bagage côté expérience et énormément développé ma passion pour la pêche! Bref, je vous remercie pour avoir répondu à mon premier courriel et félicitation encore pour votre site! Je peux vous dire, que non seulement l'imprimé que j'avais fait de votre courriel a traîné dans mon coffre à pêche et a été une référence en la matière durant tout l'été, mais également plusieurs autres pages de votre site traitant des différentes espèces de poissons se sont retrouvées dans mon coffre et m'ont été tout aussi utiles! En espèrant, par ce très long courriel ne pas vous avoir trop embêté - quoique je pense qu'une personne avec autant d'expérience qui décrit ses escapades de pêche comme vous le faites à travers votre site internet doit comprendre l'élan de passion qui m'a fait écrire autant de mots! - je vous souhaite une excellente fin de saison de pêche! Au plaisir et merçi encore! Dave Bussière P.S.: Question de vous montrer quelques-unes des prises faites cet été et mettre un visage sur la personne que je suis, je vous joint des photos de ce superbe achigan capturé par mon beau-frère dans un point d'eau de la rivière Saint-François à drummondville et un capturé par moi dans la fameuse petite baie au bout de la rue Bellevue près de la station hydro-électrique. Deux belles prises très sportives à capturer! |